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PAIRE D'ÉPAULETTES attribuée à L'AMIRAL Laurent de TRUGUET, RESTAURATION, 1815-1830.

Sold out
PAIRE D'ÉPAULETTES attribuée à L'AMIRAL Laurent de TRUGUET, RESTAURATION, 1815-1830.

Elles sont brodés en frisure de torsades et paillettes d’or.

Le corps est brodé d’un dessin figurant une couronne de feuille de lauriers sur fond de feuilles de chêne bordé d’une baguette d’encadrement festonnée sur drap en drap de laine bleue foncée presque noire ; son écusson est décoré d’un bouclier au bord festonné, orné d'une branche de feuille de chêne avec ancre de marine posée dessus (le tout brodé) avec de deux étoiles en argent.

Les franges sont en grosses torsades mates. Le contour se compose de trois tournantes : une grosse en bourdon mat et filé brillant roulé alternativement sur une âme en coton ; une seconde intérieure en petite milanaise mate tordue, mélangée d’une autre simple brillante ; une troisième, du même travail, est appliquée au-dessous de la grosse, à la naissance de la frange.

Bouton d'uniforme doré de gros module pour amiral modèle 1815 (demi-bombé, doré bruni et mat, estampé en relief d'un trophée formé de drapeaux et d'un bouclier timbré d'une fleur de lys, surmonté d'un casque, le tout posé sur une ancre de marine. Diamètre 17 mm cousu en haut du corps d’épaulette.

Étiquette en papier imprimé noir «AUX ÉPAULETTES - FABRIQUE DE VIARD JEUNE ET CIE, Passementier, Brodeur, Boutonnier, Fournisseur militaire, Place des Terreaux palais de la Bourse, n° 17 à Lyon.» collée sous le corps.

Présentées dans une boite en carton recouvert de papier rouge.

Parfait état de conservation.

Époque Restauration.

BIOGRAPHIE :

Origines et famille
D'origine aristocratique, Laurent de Truguet est le fils de Jean François Truguet (1709-1788), officier de marine, chef d'escadre et major général à Toulon, et de sa femme Dorothée David (1724-1810). De cette union naissent trois enfants :
• Thérèse Dorothée Truguet, elle épouse Joseph Jules François de Martineng, capitaine de vaisseau
• Laurent Truguet (1752-1839)
• Augustin Truguet (1753-1793)

La jeunesse jusqu'à la Révolution
Il entre dans les Gardes-marine en 1765. Il navigue successivement sur l'Hirondelle, la Provence, l'Atalante, la Pléiade et la Chimère. Il obtint plusieurs prix, décernés par Louis XV aux gardes les plus instruits. Il est enseigne de vaisseau en 1773 et avait déjà fait huit campagnes en 1778, lors de la déclaration de guerre à la Grande-Bretagne.

Guerre d'indépendance américaine
Article détaillé : Guerre d'indépendance des États-Unis.
Lors de la guerre d'Amérique, il sert sur la frégate l'Atalante puis le vaisseau l'Hector sous le comte d'Estaing et participe au combat de Sainte Lucie. Lieutenant de vaisseau en 1779, bien que lui-même grièvement blessé, il sauve la vie de l'amiral d'Estaing lors de l'attaque terrestre de Savannah, ce qui lui vaut d'être nommé Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.
Sur le Languedoc puis le Citoyen, il participe aux différents combats des escadres Guichen puis de Grasse (bataille de la Chesapeake, prise de Saint Christophe, bataille des Saintes).
Major de Vaisseau en 1784, il prit part aux travaux de coopération militaire engagés par M. Choiseul-Gouffier, ambassadeur à Constantinople, travaux qui visaient à instruire les Turcs dans l'art des fortifications, de l'artillerie, de la fonderie, de la construction des vaisseaux, etc. Entre autres activités, Truguet commandait un brick, le Tarleton, que l'Ambassadeur utilisait pour promener ses hôtes de marque ainsi qu'à des repérages et relevés divers cartographiques en support de l'ouvrage qu'il préparait, "Le Voyage pittoresque de la Grèce"; c'est à bord de ce navire qu'Achille Tondu, le jeune astronome de l'Observatoire de Paris détaché par Jean-Dominique Cassini et Méchain auprès de l'Ambassadeur, réalisa le relevé complet des côtes des Dardanelles en 1785 et du nord de la Troade début 17861 . Truguet réalisa en 1787 à Constantinople, un "Traité de Marine" qui fut traduit en turc pour la formation des officiers de l'Empire Ottoman. Choiseul Gouffier lui confia aussi une mission en Égypte où il conclut des traités avec différents beys, permettant le transit et la protection des marchandises françaises entre Alexandrie et Suez. Toutefois, l'hostilité de la Compagnie des Indes soucieuse de préserver son monopole puis la Révolution empêchèrent leur mise en œuvre.

Sous la Révolution
De retour en France en 1789, il fut envoyé à Brest en 1790 pour y prendre le commandement d'une frégate destinée à une mission que les événements empêchèrent. Il fit alors un voyage en Grande-Bretagne pour y compléter ses connaissances nautiques. Capitaine de vaisseau le 1er janvier 1792, il fut élevé dès juillet suivant au grade de contre-amiral, et reçut le commandement des forces navales de la Méditerranée avec pavillon sur le vaisseau le Tonnant. Il bombarda Nice, Villefranche et Oneille, tandis que le général Montesquiou s'emparait de la Savoie. Il fut chargé cette même année de coopérer, avec sa flotte, à la conquête de l'île de Sardaigne ; il se disposait à bombarder Cagliari, lorsqu'une insurrection éclata parmi les troupes de débarquement ce qui l'obligea à lever le siège et à les rembarquer.
Passant par la Corse, il fut reçu par la famille Bonaparte et noua un début d'idylle avec Elisa, sœur du futur Empereur. Il garda toujours des relations proches de la famille de Napoléon. De retour à Toulon en mars 1793, il se rendit à Paris ; il obtint l'adoption d'un Code pénal maritime destiné à prévenir désormais insurrections et mutinerie mais qui provoquera bien des remous dans les ports. Il est destitué à la suite de la journée du 31 mai et emprisonné lors de la publication de la loi des suspects. Il est libéré le 9 Thermidor.
Il est promu vice-amiral en 1795 et ministre de la Marine du Directoire de novembre 1795 à juillet 1797. Pendant ses deux années de ministère, il rétablit la discipline et un peu d'ordre dans les ports et arsenaux; il rappela des anciens officiers écartés par les événements politiques. Sur pression du général Hoche, il présenta au Directoire, le projet d'expédition d'Irlande, avec Morard de Galles comme commandant des forces maritimes. Cette opération sera un fiasco complet. Il organisa et envoya dans l'Océan Indien la division de frégates sous les ordres de Sercey.
Il s'efforce de faire respecter dans les colonies le décret d'abolition de l'esclavage de 1794, appuie la création d'un collège destiné aux enfants noirs et métis près de Paris; ce collège accueillera notamment les fils de Toussaint Louverture. Il sera fermé par Decrès en 1802.
Truguet prend aussi l'initiative de faire rédiger un nouveau règlement de tactique navale qui sera adopté en l'an V. Il rompt avec les conceptions exclusivement défensive du règlement de 1769. Il officialise et systématise la constitution d'une escadre légère d'attaque au sein de chaque flotte. Ce règlement sera complété par celui de l'an IX que Truguet inspirera aussi.
Lors du remaniement ministériel qui prépare le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797), il est remplacé par Georges-René Pléville Le Pelley.
Il reçoit toutefois l'Ambassade de France en Espagne, mais est rayé des cadres sous prétexte de n'être pas rentré assez rapidement en France à la fin de ses fonctions, en fait, Talleyrand, ministre des affaires étrangères dont Truguet a contré certaines malversations en Espagne, utilise ce moyen pour l'écarter de la scène politique. Exilé en Hollande, il y resta neuf mois. À son retour d'Égypte, Napoléon Bonaparte lui offrit le ministère de la Marine, qu'il refusa ; il fut nommé conseiller d'État le 20 septembre 1801.
Il rédige quatre rapports pour le Premier Consul proposant une réorganisation de la marine et surtout prend fortement position contre la re-légalisation de l'esclavage au nom de ses solides convictions républicaines: il considère l'égalité comme un acquis fondamental. Il est probablement le seul officiel à le faire et à oser s'opposer à Bonaparte sur ce point. Il est violemment attaqué par les partisans du retour à l'ordre ancien dans les colonies. Ses prises de position courageuses sont tournées en dérision et le Premier Consul le réprimande fortement.
En 1802, il reçut le commandement de l'armée navale combinée, réunie à Cadix, avec le titre éminent d'amiral en chef. À son pavillon amiral devaient se rallier les escadres de Linois, de Gantheaume et de Bedout. La paix d'Amiens ramena l'amiral à Paris.

Le Premier Empire
À la reprise de la guerre, Bonaparte confia à Truguet l'organisation et le commandement de l'armée navale de Brest avec pavillon sur l'Alexandre, puis le Vengeur. En 1804, tout en faisant consciencieusement signer une pétition "spontanée" à toute sa flotte, à l'image de ce qui se faisait alors dans toute l'armée, pour demander une couronne impériale pour Bonaparte, Truguet prit publiquement position contre l'établissement de l'Empire dans une lettre devenue historique. Ceci lui valut alors cinq ans de disgrâce sévère, avec perte de tous ses titres et déchéance de la légion d'honneur.
En 1809, l'Empereur l'appela toutefois à la préfecture maritime de Rochefort après la révocation de l'amiral Pierre Martin qui s'était désolidarisé du conseil de guerre ayant jugé des capitaines après le désastre de l'attaque des brûlots britanniques dans la rade de l'île d'Aix. L'année suivante, Napoléon lui confia la haute administration maritime de la Hollande. Repoussé par l'invasion étrangère, Truguet fut un des derniers à quitter le poste qui lui avait été confié.

La Restauration et la Monarchie de Juillet
L'amiral Truguet revint alors à Paris où Louis XVIII le rétablit en activité de service à la tête du corps de la marine, et le créa grand-croix de la Légion d'honneur. Pendant les Cent-Jours, il ne reçut de Napoléon ni mission, ni faveurs. À la seconde Restauration, il fut chargé du commandement supérieur (rang de préfet maritime) de Brest, et reçut l'ordre de préserver l'arsenal de cette ville de l'occupation des troupes étrangères qui s'en approchaient. Il y réussit, et, en récompense, Louis XVIII lui conféra la dignité de grand-croix de l'ordre de Saint-Louis, le titre de comte, celui de pair de France (le 5 mai 1819).
À la suite de la révolution de Juillet, Truguet fut élevé à la plus haute dignité de la marine, celle d'Amiral de France, titre équivalent à celui de maréchal de France.
Il est mort en 1839, âgé de 87 ans. Il est enterré au Cimetière du Père-Lachaise à Paris, division 40.


Certainement l'un des marins français les plus compétents de sa génération, Truguet, pourtant d'origine aristocratique, fut un républicain convaincu. Il fut un ministre efficace pour rétablir un peu d'ordre dans la marine après les excès de la Terreur. En revanche, il porte une part certaine de co-responsabilité dans le fiasco de l'expédition d'Irlande Hoche / Morard de Galles. Ses prises de position courageuses - ils ne furent pas nombreux ceux qui ayant des responsabilités importantes osèrent s'opposer à la re-légalisation de l'esclavage dans les colonies ou à l'établissement de l'Empire - lui valurent des relations complexes et souvent orageuses avec Napoléon qui le considérait toutefois comme l'un de ses meilleurs amiraux et qui fit appel à lui pour des missions de confiance dans des circonstances difficiles. Il est sur l'Arc de Triomphe
Reference : 81B
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