AIGLE DE DRAPEAU DU 5ème RÉGIMENT DE CHASSEURS À CHEVAL, modèle 1860 dit « aluminium », Second Empire.

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AIGLE DE DRAPEAU DU 5ème RÉGIMENT DE CHASSEURS À CHEVAL, modèle 1860 dit « aluminium », Second Empire.

Aigle en aluminium fondu puis doré, montée sans soudure apparente, cuivrée puis dorée et terminée au ciseau. Elle représente l'aigle impériale non couronnée aux ailes déployées tenant dans ses serres le fuseau de Jupiter étincelant, posée sur un socle, la tête tournée à senestre. Socle à bord mouluré portant sur l'avers le chiffre « 5 » et au revers l'inscription « CHASSEUR A CHEVAL ». La moulure supérieure du caisson est poinçonnée « M.A. MARION ».
Douille en aluminium doré.
L'aigle est présentée sur une embase civile en bronze doré.

Dimensions :
Aigle et moulure supérieure du caisson : H 23 cm, largeur 20 cm, profondeur environ 7,9 cm.
Partie basse du caisson : H 3,14 cm, largeur 8,81 cm, profondeur 4 cm.
Chiffre « 5 » : H 2,01 cm, largeur 1,36 cm, épaisseur 0,3 cm.
Douille : diamètre 3,34 cm, diamètre 4,14 cm au niveau des moulures saillantes en haut et en bas, H 5,64 cm.
H totale : 28,2 cm.
Poids : 904 grammes.

France.
Second Empire, 1860-1870.
Très bon état.

PROVENANCE : Lors de la guerre franco-allemande de 1870, cette aigle est officiellement détruite à l'arsenal de Metz en 1870. Comme cela fut souvent le cas, le colonel du régiment, Louis Frédéric GOMBAUD DE SÉRÉVILLE, sauva son aigle et la rapporta après la guerre.

NOTE : En 1860, Marion présente à l'Empereur l'aigle en aluminium d'après le nouveau modèle de Barre. Son prix est de 300 francs ; elle est réalisée en deux parties, la face et le dos.
Le 1er juin 1860, ce modèle est adopté pour tous les corps et un marché de 217 aigles est signé.

BIOGRAPHIE :
Louis Frédéric Gombaud de Séréville, né le 1er novembre 1822 à Moulins.
Elève de l'école de Saint Cyr de 1842 à 1844, Gombaud de Séréville est nommé Sous lieutenant le 1er octobre1844 au 8ème régiment de chasseurs à cheval.
Deux ans plus tard, il passe au 1er régiment de carabiniers et est promu Lieutenant le 19 décembre 1848, puis Capitaine le 2 mai 1853.
Le 12 avril 1861, il est nommé Major du 11ème régiment de chasseurs et part servir en Algérie entre 1861 et 1865. Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur le 13 août 1863. Le 10 juillet 1865, il est nommé Chef d'Escadrons du 1er régiment de Hussards et sert de nouveau en Algérie. Le régiment est engagé lors des opérations de 1865 dans la province d'Oran et le 16 mars 1866, au combat de Ben Attab, il est blessé d'une balle au mollet droit, ainsi que d'un coup de sabre sur la nuque.
Nommé Lieutenant Colonel le 12 août 1866, il est affecté au 6ème régiment de cuirassiers, puis de nouveau au 1er régiment de Hussards, le 18 décembre 1866, qu'il rejoint de nouveau en Algérie. Le 22 décembre 1868, il rejoint la Garde Impériale, au régiment des Dragons de l'Impératrice.
Nommé Colonel le 8 mai 1869 au 5e régiment de chasseurs, il fait la guerre de 1870. Le régiment est engagé à Spicheren et Gombaud est nommé officier de la Légion d'Honneur le 19 août 1870. Lors de la bataille de Rezonville, son régiment s'illustre en repoussant la charge de la brigade Bredow en lui infligeant de lourdes pertes. Gombaud est fait prisonnier à la capitulation de Metz et interné à Lubeck. Revenu en France en avril 1871, il reprend le commandement de son régiment et participe à la répression de la Commune de Lyon.
Promu Général de brigade le 14 octobre 1875, il est placé à la tête des brigades de cavalerie de Verdun, puis de Vendôme. Il est nommé Commandeur de la Légion d'Honneur le 18 janvier 1881.
Il est mort le 30 juillet 1892.
Son fils sera aussi général.

HISTORIQUE DU RÉGIMENT :
Le 5e régiment de chasseurs à cheval est une unité de cavalerie légère de l'armée française créée en 1675 : ce régiment a été dissous en 1994 à Périgueux.
Le 5e chasseurs recréé en 1815, fait la campagne d'Espagne en 1823, puis il sert en Algérie de 1845 à 1849. Affecté à l'armée de Paris fin 1851, il est dans la capitale lors du coup d'état de Louis Napoléon.

En garnison en métropole jusqu'en 1870, il n'est engagé sur aucun théatre d'opération du Second Empire.

En 1870, le régiment est mobilisé dans la division de cavalerie du 2e Corps d'armée. Lors de la bataille de Spicheren (6/8/1870), il n'est pas engagé et doit suivre l'armée en retraite sur Metz, puis sur Verdun. Le bataillon de dépôt contribue à la défense de Verdun. A Rezonville, le régiment reçoit la charge de la brigade Bredow et contre charge sur le 16e hulans, déja presque fourbu et le refoule, perdant dans l'engagement une quarantaine d'hommes : "Les deux régiments de la brigade Bredow, partis de Vionville, avaient traversé tous les échelons du 6e corps et parcouru plus de 2000 mètres. il vinrent alors donner l'un (le 16e hulans) sur les escadrons de tête du 5e chasseurs et l'autre (le 7e cuirassiers) sur la division Forton. En apercevant à moins de 200 mètres le 5e chasseurs qui déjà fondait sur lui, le régiment allemand très en désordre après la charge qu'il venait de fournir, essaya de se reformer, ralentit et reçut le choc presque de pied ferme, la lance croisée. Dans la mêlée qui suivit ce choc, le 16e hulans fut refoulé vers les batteries du 6e corps qu'il avait déjà traversées ; on y reprit une pièce de canon que des cavaliers ennemis montés sur les attelages essayaient d'enlever (historique du 5e chasseurs)". Il sauve le drapeau du 93e régiment d'infanterie dans l'action.
Pas engagé à Saint Privat, ni durant le siège de Metz, le régiment doit capituler avec l'armée lors de la reddition de la place. Le dépôt du régiment, ainsi que le 3e escadron resté à Verdun en aout 1870, participent à la défense de la ville lors du siège.
Référence : 21826

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