ESPONTON D'OFFICIER ALLEMAND DU RADERS V.W RÉGIMENT, 18ème SIÈCLE (1725-1731).

ESPONTON D'OFFICIER ALLEMAND DU RADERS V.W RÉGIMENT, 18ème SIÈCLE (1725-1731).

Hampe en acier en deux parties.
Fer gravé aux armes du régiment surmontant une banderole portant l'inscription du régiment. Partie inférieure découpée de croix, triangle et de demi-lunes. H 23,6 cm.
Virole réunissant les deux parties de la hampe H 1 cm.
Douille en acier de forme conique à section octogonale, H 8,3 cm.
Attelles en acier H 41 cm.

Bon état, gravure en partie effacée, bois postérieur.

Allemagne.

Première moitié du 18ème siècle vers 1725-1731.

HISTORIQUE :
Texte publié dans le numéro 204 de la GAZETTE DES ARMES ET DES UNIFORMES 45ARMES D'HAST ESPONTONS D'OFFICIERS ET HALLEBARDES DE SERGENTS.
« Quant à leur armement offensif, en plus de l'omniprésente épée, qu'accompagnait parfois un pistolet à rouet, il était représenté par une pique raccourcie, ou "demi-pique", longue de 2, 50 à 3 m. Cette arme légère et très maniable suffisait parfaitement à assurer leur défense personnelle, à une époque où arquebuse et mousquet à mèche avaient un tir lent, d'une efficacité très relative sur un but en mouvement. Naturellement, une grande diversité régnait dans ces "demi-piques". Lorsqu'en 1560, on forma, à partir des "Vieilles Bandes", les premiers "Régiments", les officiers d'infanterie portaient en général au combat l'armement défensif des piquiers. C'est-à-dire un casque du genre "Cabosser, et une cuirasse à tassettes, qu'ils ornaient du "hausse-col", insigne de leur grade. Esponton allemand aux armes du Landgraf de Furstamberg. Hampe en deux parties, réunies par une virole. Esponton français du modèle de 1690, marqué sur la lame des armes de France (peu visibles sur la photo, car en partie effacées). Chacun s'armant à ses frais, choisissant suivant ses goûts et sa fantaisie. Les longueurs de hampe différaient de l'une à l'autre, de même que la forme et les dimensions des fers. Cependant, d'une façon générale, ces derniers étaient plus ou moins semblables à ceux des longues piques des hommes de troupe, c'est-à-dire plutôt courts et assez larges. L'"As de Pique" des jeux de cartes donne une idée approximative, bien qu'exagérée, de leur forme. Telle sera ainsi l'arme classique de l'officier d'infanterie durant presque tout le XVIIe siècle. Ce n'est en effet que le 10 mai 1690, qu'un arrêté du Roi Louis XIV, se décida à codifier la forme et les dimensions de ces "demi-piques", premier pas vers une tentative d'uniformisation de l'armement. Ce réglement de 1690, remplaçait alors la "demi-pique" par l'"esponton", qui, en fait, n'en était qu'une variante, mais avec un fer plus fonctionnel. Long de 6 pieds à 7 pieds et demi (2,27 à 2,60 m), cet esponton avait un fer de forme lancéolée, plus long et plus étroit que celui de la pique, et renforcé par deux arêtes médianes, lui assurant une bonne rigidité. Long de 17 à 26 cm, pour une largeur de 4,5 à 6 cm, il était ainsi plus pénétrant, donc plus efficace. Sa pointe se continuait par une douille légèrement cônique et de section octogonale, servant à l'emmancher sur une hampe de frêne choisi, et prolongée par deux attelles, protégeant le bois des coups de taille. Juste en dessous de la naissance de la lame, une petite tige de 8 à 10 mm de diamètre, traversait cette douille, perpendiculairement à la pointe, en dépassant de chaque côté de 3 à 4 cm. Elle constituait ainsi un "arrêt", limitant la pénétration du fer, à la façon de la "billette" des épieux de chasse. Enfin, un "sabot" de fer, emboîtant le talon de la hampe, celle-ci d'un diamètre de 3 cm environ, ce qui la faisait très légère, protégeait son autre extrémité. C'est sous cette forme, qu'avec quelques variantes mineures l'esponton devait armer les officiers d'infanterie jusque vers le milieu du Mlle, qui vit sa disparition. Dès son apparition en effet, cet esponton s'était trouvé confronté à un concurrent, qui n'allait cesser de montrer une supériorité indiscutable, et ainsi devait finir par le supplanter. C'était le fusil à baïonnette, qui se répandant de plus en plus dans l'armement des troupes, ne devait pas tarder à amener la suppression des piques et des mousquets à mèche. Bénéficiant d'une vivacité de tir et d'une précision n'ayant rien en commun avec ce que pouvait donner le mousquet, ce fusil rendait périmé l'esponton, qui, dans un combat de corps à corps, ne pouvait plus lui être opposé, avec quelques chances de succès. Car, grâce à sa baïonnette, qui en faisait en même temps une arme d'hast, il restait encore offensif une fois déchargé, valant alors pratiquement l'esponton. Aussi, les officiers se mirent-ils, au mépris du règlement, à remplacer de plus en plus, du moins en campagne, leur esponton par un fusil, le premier les laissant pratiquement sans défense devant le second, et de plus ne s'avérant d'aucun usage dans certaines formes de guerre, comme celle de montagne. La chose était tellement évidente, que les rappels au règlement n'aboutissaient qu'à voir l'esponton servir de plus en plus uniquement comme arme de parade lors des revues et des inspections, le fusil prenant sa place dès que l'on avait affaire à l'ennemi. Le Roi fut donc obligé d'admettre la chose, et, dès 1703, les officiers de grenadiers, jusqu'au grade de capitaine, se voyaient dotés réglementairement d'un fusil, à la place de l'esponton. Puis, à partir de 1710, l'usage de ce fusil fut étendu officiellement aux lieutenants et sous-lieutenants de toute l'infanterie, ce qui équivalait en fait, à en généraliser l'emploi. Entre temps, certains officiers avaient tourné la question en munissant leur fusil d'une "baïonnette-esponton", dont la lame rappelait le fer de ce dernier, tandis que d'autres, obligés d'avoir avec eux un esponton, du moins pour les revues et inspections, réduisaient son encombrement dans leur bagage, en divisant sa hampe en deux ou trois éléments, réunis par des viroles. Ces espontons, ainsi montés comme des cannes à pêche, avaient leur rigidité et solidité de hampe fortement compromises, mais n'étant alors destinés qu'à la parade, cela n'avait guère d'importance. C'est ainsi que peu à peu l'esponton devait disparaitre, et, dès 1748, après la paix d'Aix la Chapelle, on ne le rencontrait pratiquement plus. Enfin, le Règlement de 1755, donnant le fusil à tous les officiers subalternes, capitaines inclus, officialisa son abandon. Quant aux officiers supérieurs, qui jusqu'ici avaient porté l'esponton, jusqu'au grade de colonel, il leur fut retiré également, sa présence ne se justifiant pas, et ils se contentèrent de l'épée, bien suffisante dans leurs fonctions. Il est vrai que depuis longtemps, ils ne portaient guère l'esponton, que comme arme d'apparat, dans les revues et cérémonies militaires. Cette qualité d'arme d'apparat devait alors assurer à l'esponton une certaine survie, certains corps de prestige, comme les Suisses et les Gardes Françaises l'ayant ainsi conservé jusqu'en 1784. Mais c'était là une exception, et il est probable que si ces corps avaient dû faire campagne, leurs officiers les auraient laissés pour le fusil. Cet abandon de l'esponton produisit naturellement, comme toujours dans les cas analogues, quelques remous, car il devait encore Fer de hallebarde, 1ere partie du XVIle siècle, Pièce de fouille provenant d'un champ de bataille des guerres de la France.»
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