SABRETACHE DU CITOYEN NICOLAS OMELIN HUSSARD AU 5ème REGIMENT, TROISIÈME TYPE 1792-1794, REVOLUTION.

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SABRETACHE DU CITOYEN NICOLAS OMELIN HUSSARD AU 5ème REGIMENT, TROISIÈME TYPE 1792-1794, REVOLUTION.

Avant de vous donner la description de cet objet tant mythique, qu'historique, à la rareté extrême, je souhaite faire un petit historique de cet équipement. J'ai publié dans la revue "TRADITION Magazine", quatre articles consacrés aux sabretaches de Hussard de la période 1800 à 1815. Je devais publier la partie consacrée à la période Révolutionnaire, mais cela n'a pu se faire pour des raisons de choix éditoriaux. En 1993, les conservateurs du Musée Royal de l'Armée de Bruxelles, en Belgique, m'ont demandé de publier une étude sur les sabretaches de leurs remarquables collections militaires, cela fut fait dans le numéro de 1993 de la revue du musée "MILITARIA BELGICA", où j'ai abordé la période de la Révolution Française. J'estime l'intérêt de ces objets supérieur à la passion qu'ils peuvent procurer aux amateurs et collectionneurs, c'est pourquoi je place cet historique en premier, espérant ainsi vous permettre de partager ce que j'ai pu apprendre grâce à l'aide et l'ouverture de grandes collections publiques et de quelques collectionneurs.

La période révolutionnaire française bouleverse la société et l'armée, les sabretaches utilisées sous la Monarchie sont abandonnées dès 1791, le monogramme royal fait place aux symboles révolutionnaires.

Aux six régiments de hussards existant sous l'Ancienne Monarchie s'ajoutent, à partir de 1791, les formations de volontaires montés. En 1793, l'ensemble de ces troupes est réorganisé en douze puis quatorze régiments. Corps aux uniformes chamarrés, les hussards aiment les particularismes, la Révolution va leur offrir une occasion propice aux fantaisies, mais du temps de guerre ne naîtra pas la richesse des uniformes que connut l'Empire…

Durant cette période historique pour la France, plusieurs modèles de sabretaches sont utilisés concurremment, aucune classification absolument fiable ne peut être avancée; néanmoins, nous pensons pouvoir proposer une chronologie basée sur l'évolution des emblèmes.

Ainsi, je distingue, pour ma part, quatre types et un modèle :
- Premier type, à partir du 1er janvier 1791 : il s'agit des sabretaches de l'Ancienne Monarchie dont le monogramme a été remplacé par le numéro du régiment.
- Deuxième type, à partir de 1792 : la pattelette recouverte en drap brodée d'un faisceau de licteur encadré par deux branches de chêne et surmonté d'un soleil rayonnant.
- Troisième type, à partir de 1792 : la pattelette recouverte en drap brodé d'un faisceau de licteur encadré par deux médaillons ovales, chacun ceint d'une branche de laurier; celui placé à la droite du faisceau est brodé des lettres "RF", pour «République Française», le médaillon disposé à la gauche du faisceau est brodé du numéro du régiment), le faisceau est surmonté d'un bonnet rouge (dit bonnet phrygien; dans le bas, sont brodés deux branches de chêne.
- Quatrième type, à partir de 1794 : est identique au troisième type, excepté le bonnet rouge qui progressivement est remplacé par une couronne civique à partir du Directoire, pour disparaître définitivement sous le Consulat.
- Modèle An II (1794-1795) : le galon d'encadrement de la pattelette devient tricolore. Ce texte ne semble pas avoir été très appliqué, nous ne connaissons qu'une seule sabretache authentique de ce modèle, du 12ème régiment de Hussards.
- Les Fantaisies : certains régiments font réaliser des sabretaches à décors spécifique, par exemple avec un arbre de la liberté brodé au centre…

SABRETACHE DU CITOYEN NICOLAS OMELIN HUSSARD AU 5ème REGIMENT, TROISIÈME TYPE 1792-1794, REVOLUTION.

L'exemplaire que je vous propose aujourd'hui est de la plus grande rareté, c'est le seul exemplaire authentique du 5ème régiment que j'ai eu l'occasion de pouvoir rencontrer.
Le Musée de l'Armée, Hôtel des Invalides à Paris, possède une sabretache quatrième type du 6ème régiment, et une du 8ème régiment du quatrième type, mais dont le chiffre est restauré car le propriétaire de l'époque avait changé de régiment ! Les collections possèdent aussi l'unique sabretache du modèle An II avec galon tricolore du 12ème régiment.
Les anciennes collections Raoul et Jean Brunon, devenues collections du Musée de l'Armée en 1966, et exposées au château de l'Empéri à Salon de Provence, possèdent une sabretache troisième type du 9 ème régiment.
Les collections du Musée Royal de l'Armée à Bruxelles (Belgique), possèdent une sabretache troisième type du 9ème régiment provenant des anciennes collections Georges Titeca.
Pour ce qui est de collections privées, les bons exemplaires sont encore plus rares, nous connaissons une sabretache du troisième type, dont le numéro du régiment a été débrodé à l'époque par le propriétaire lors d'un changement d'affectation.

DESCRIPTION :

Sabretache en cuir souple brun.

Pattelette recouverte de drap rouge et bordée d’un galon jaune de 25 mm de large, et d'une soutache à l'intérieur du galon en forme de cordonnet jaune, L 3/4 mm. Au centre le drap est brodé au naturel en fils de coton d'un faisceau de licteur à ruban tricolore, H 193 mm, L 28 mm, encadré par deux médaillons ovales, H 90 mm, L 78 mm, chacun ceint d'une branche de laurier avec centre en drap blanc; celui placé à la droite du faisceau est brodé des lettres "RF" en fils noirs, H 59 mm- pour «République Française» -, le médaillon disposé à la gauche du faisceau est brodé du numéro 5 en fils noirs, H 55 mm; le faisceau est surmonté d'un bonnet rouge, appelé aussi "bonnet phrygien" H 45 mm; dans la partie basse, sont brodés deux branches de chêne.
Le cuir de la pattelette est replié sur l'avant de la sabretache (L 7 mm), et pince le drap de fond en le prenant dans la couture.

En partie haute, trois passants en cuir (H 13 mm, L 22 mm) sont employés pour la fixation d'anneaux de laiton (D extérieur 40 mm, épaisseur 4,5 mm) destinés à recevoir le passage des courroies de suspension. Un passant est cassé et l'anneau correspondant est conservé dans la poche intérieur.

Pattelette : H 337 mm (sans les anneaux), L 308 mm.

Poche intérieure en cuir brun doublée de toile écrue, dans le haut une ouverture est pratiquée refermée par un rabat qui se maintient au moyen d'un bouton en cuir roulé.
Poche intérieur : H 296 mm, L 258 mm.

Poids 445 grammes.

Très bon état de conservation pour un équipement de la Révolution. Le drap de la pattelette est légèrement passé dans sa couleur et a 4/5 petits trous de mite. Le cuir de la pattelette et de la poche a des usures et de petits manques d'usage.

Cette sabretache est accompagné de deux documents conservés à l'intérieur de la poche :
1) Congé absolu par le conseil d'administration du 5ème Régiment de Hussards, Armée du Nord, délivré le 25 thermidor an V de la République (12 août 1797) à Amsterdam, signé des officiers du conseil d'administration du régiment, bon état.
Cachet de cire rouge du régiment en mauvais état.
Document : H 405 mm, L 310 mm.

2) Feuille de Route en vertu d'un congé de Réforme daté du 30 thermidor an V (17 août 1797), mauvais état.
Document : H 385 mm, L 245 mm.

France.

Révolution Française (1792-1797).

HISTORIQUE :

Le 5e régiment de hussards est l'héritier de la 2e légion des volontaires étrangers de la marine ou légion des volontaires étrangers de Lauzun, unité créée le 5 mars 1780 qui prit part à la guerre d'indépendance des États-Unis de 1780 à 1783. Cette unité mixte (une compagnie de grenadiers, une compagnie de chasseurs, deux escadrons de hussards, une compagnie de canonniers) débarqua à Newport (Rhode Island) en juillet 1780 et passa l'hiver à Lebanon (Connecticut) : les deux compagnies de fusiliers furent laissées en France et participèrent en février 1782, sous les ordres du comte Armand de Kersaint aux opérations de capture de la Guyane néerlandaise occupée par les troupes anglaises
La légion de Lauzun s'illustra pendant le siège de Yorktown, principalement devant Gloucester le 3 octobre 1781 où les hussards de la légion de Lauzun chassèrent du champ de bataille la cavalerie britannique du colonel Banastre Tarleton. La légion de Lauzun resta aux États-Unis d'abord à Hampton (Virginie), puis en février 1782 à Charlotte Court House (Virginie), avant de se déplacer en juillet 1782 vers New York. La légion quitta les États-Unis en mai 1783.
Le régiment des hussards de Lauzun, no 6 de l'arme, est officiellement créé le 14 septembre 1783 à Hennebont (Morbihan), au retour de la légion de Lauzun des États-Unis.
Son colonel propriétaire était Armand Louis de Gontaut-Biron, duc de Lauzun, le colonel commandant était alors le comte Robert Guillaume Dillon.

Le régiment de 1783 à 1792.

Le régiment de Lauzun fut déplacé en décembre 1783, 3 mois après sa création à Hennebont (Morbihan), à Lauterbourg (Bas-Rhin). En 1788, il fut définitivement complété à quatre escadrons de deux compagnies en incorporant les détachements des régiments réformés de Nassau-Cavalerie, de La Marche (6e régiment de chevaux-légers) et de Franche-Comté (3e régiment de chevaux-légers).

Une loge maçonnique au régiment des hussards de Lauzun.
Les officiers de Lauzun ont créé en avril 1789, alors qu'il était en garnison à Verdun, une loge maçonnique au sein même du régiment. La demande fut enregistrée auprès du Grand Orient de France sous le nom de loge de l'Amitié Eternelle, à l'Orient de Lauzun. Il y eut au total vingt-trois officiers, le chirurgien, l'aumônier et huit civils qui participèrent aux travaux de cette loge entre 1789 et 1790 : 49 % des officiers (en prenant en compte le chirurgien et l'aumônier) étaient maçons.

L'affaire de Nancy - août 1790.
Un détachement de 300 hussards du régiment est envoyé à Mantes, puis à Marly le 10 juillet 1789 : ils repartent dès le 16 juillet et rentrent à Verdun le 29 juillet. Deux escadrons sont alors détachés à Troyes d'octobre 1789 à octobre 1790. Le 31 août 1790, l'état-major et deux escadrons du régiment, alors cantonné à Toul, participent à la répression de la mutinerie de Nancy : sur un effectif de 200 hommes, les hussards de Lauzun ont 2 officiers tués et 5 blessés, 13 hussards tués et 26 blessés et 62 chevaux tués ou blessés, dans la charge effectuée dans les rues de Nancy.

L'incident de Belfort - 21 octobre 1790.
Le régiment déplacé vers Belfort est impliqué avec le régiment Royal-Liégeois le 21 octobre 1790 dans des manifestations hostiles à l'Assemblée constituante : le régiment est déplacé en urgence vers Vitry-le-François. Un décret de l'Assemblée nationale du 30 octobre 1790 est pris pour « l'arrestation et la mise en jugement des auteurs des désordres et excès commis dans la ville de Belfort par les régiments de Royal Liégeois et des hussards de Lauzun ». Le colonel de Pestalozzi, mestre de camp du régiment, est mis aux arrêts. Après une déclaration de repentir et de dévouement exprimé par douze officiers à l'Assemblée nationale, un décret du 20 janvier 1791 lève les restrictions de service imposées aux régiments de Royal-Liègeois et des hussards de Lauzun.
L'affaire de Varennes - 21 juin 1791
Plusieurs détachements du régiment sont impliqués dans le dispositif militaire mis en place sur la route empruntée par le roi Louis XVI et sa famille lors de leur tentative de fuite vers Montmédy : un détachement de 40 hussards à Pont-de-Somme-Vesle sous les ordres du sous-lieutenant Boudet, 60 hussards à Varennes commandés par le sous-lieutenant Röhrig et 100 hussards à Dun sous les ordres du chef d'escadron Calixte Deslon. Trois officiers sont obligés d'émigrer après l'échec de cette opération dès le 22 juin 1791.

Les guerres de la Révolution (1792-1799).

Les campagnes de 1792 et 1793.
Stationné à Saint-Avold à la fin de 1791, avec des détachements en Bourgogne, le 6e régiment de hussards, ci-devant Lauzun est commandé depuis février 1792 par le colonel Paris d'Illins. Dès le début de la guerre contre l'Autriche, le régiment, commandé par le colonel Emmanuel de Grouchy, est rassemblé à Metz pour former l'avant garde de l'armée du Centre commandée par le général La Fayette. L'échec de l'offensive en Belgique et la menace prussienne en Champagne entraînent le transfert du 6e hussards à l'armée du Nord, commandée par le général Charles François Dumouriez. La capitulation de Longwy (23 août 1792) livre à l'ennemi le dépôt du régiment, ses archives et sa caisse. Affaibli par l'émigration, le régiment commandé par Jennings de Kilmaine participe avec succès aux opérations de la bataille de Valmy, de celle de Jemmapes (6 novembre 1792) et au siège de Namur.
En juin 1793, le 4e régiment de hussards, ex-régiment de Saxe, étant totalement passé à l'ennemi avec le général Dumouriez, le 5e régiment de hussards, ex-colonel-général prend le numéro 4 et le 6e régiment de hussards prend définitivement le numéro 5.
Le colonel de Kilmaine est remplacé par le colonel de La Grange. Le régiment stationne à Givet, Maubeuge et Valenciennes. À partir du mois de mai, deux escadrons du 5e régiment de hussards passent à l'armée des Ardennes où ils participent à des opérations mineures ; deux escadrons restent à l'armée du Nord. Le régiment est regroupé pendant le mois d'août 1793.
Sous les ordres du général Houchard, le 5e hussards combat l'armée hollandaise à Wervik (13 septembre) et à Menin (12 et 13 septembre) ; sous les ordres du général Jean-Baptiste Jourdan, le régiment participe aux opérations de Wattignies (16 octobre 1793). Le colonel de La Grange est remplacé par le chef de brigade François Ruin.
Le 10 novembre 1793, le 5e hussards est engagé avec succès contre le régiment de hussards autrichiens no 1 Kaiser Franz : le colonel baron Pàl von Blascovisch et 50 hussards sont capturés.

La campagne de 1794 et la conquête des Pays-Bas en 1795.
En 1794, le 5e hussards appartenait à l'armée du Nord, commandée par le général Pichegru. Le 5e hussards bouscule un régiment de dragons hessois, dans les opérations du 18 et 19 avril 1794 à Abscon, capturent le colonel, de nombreux officiers et 120 dragons montés. Le 24 avril, à Villers-en-Cauchies et le 26 avril, à Troisvilles, à l'Est de Cambrai, les troupes françaises sont fortement bousculées par la cavalerie britanno-autrichienne du général von Otto : le 5e hussards dans ces deux occasions protège la retraite des troupes françaises mais perd 34 hussards, dont 6 tués, 11 blessés et 17 hussards laissés sur le terrain, prisonniers ou tués.
Un détachement du régiment fut détaché à l'armée de Sambre-et-Meuse qui participa à la prise de Charleroi et à la bataille de Fleurus (16 juin 1794). La jonction de l'armée du Nord et de Sambre et Meuse se fit devant Bruxelles et le 5e hussards fut engagé à Templeuve, Wervick, Menin et le siège de Courtrai. La poursuite de l'armée anglaise du duc de York amena le 5e hussards sur la frontière des Pays-Bas. Le 7 juillet 1794, le 5e hussards attaqua avec la plus grande énergie le régiment de dragons hollandais Van Bylandt, le mit en fuite et lui fit de nombreux prisonniers. De nouveau engagé à Boxtel, le 14 septembre, contre le régiment des hussards de Homspech, il le mit en fuite. Le 19 octobre, à Druten, les troupes anglaises confondirent les uniformes du 5e hussards dit « Lauzun Patriote » avec ceux des hussards de Rohan, unité d'émigrés français : la brigade anglaise du général Fox fut sévèrement bousculé et le 9e régiment de hussards captura le drapeau du 1er bataillon du 37th Regiment of Foot. Le 5e régiment de hussards fut engagé dans les opérations du siège de Nimègue et prit ses quartiers d'hiver à Venlo et la région de Clèves.
En janvier 1795, le Rhin gelé fut franchi par l'armée du général Pichegru. Le 5e régiment de hussards entre dans Utrecht, Amsterdam, La Haye et château de Loos à Apeeldoorn. Il est plusieurs fois engagé contre les régiments des hussards de Hompesch ou de Salm-Kirburg. La paix de Bâle (5 avril 1795) met un terme à la 1re Coalition. Le régiment stationne à Deventer, Amsterdam et La Haye.

Les campagnes à l'armée de Sambre et Meuse de 1796 et 1797.
En 1796, plusieurs détachements du 5e régiment de hussards furent détachés auprès de l'armée de Sambre-et-Meuse, en janvier 1796 dans la région de Düsseldorf, puis en septembre 1796 dans la région de Cologne, puis une nouvelle fois de Düsseldorf.
Le dépôt du régiment était toujours à Amsterdam et une troisième fois le 5e régiment de hussards fut dirigé à l'armée de Sambre et Meuse : en mars 1797, deux escadrons du régiment pour participer au blocus de Mayence pendant que les deux autres rejoignirent le général Lazare Hoche et participèrent à la bataille de Neuwied, le 18 avril 1797, où le lieutenant Bertholet captura un canon et un drapeau. Avec les préliminaires de la paix de Leoben, le 5e régiment de hussards fut dirigé vers les Pays-Bas, avant de revenir à l'armée de Sambre et Meuse une quatrième fois en octobre 1797.
Les campagnes de la 2e Coalition (1798-1800)
Regroupé aux Pays-Bas en février 1798, le 5e régiment de hussards est désigné pour rejoindre l'armée d'Angleterre, commandée par le général Jennings de Kilmaine. Le régiment rentre en France après une absence de près de 4 ans et séjourne à Rouen, Falaise (mars à mai) et Rennes (mai juillet). Dès le 23 juillet 1798, le régiment est dirigé vers l'armée d'Allemagne et le régiment se déplace vers Strasbourg.
Le 5e régiment de hussards est engagé, avec le 4e régiment de hussards aux combats de Liptingen (20 mars 1799), de Dillinger (24 mars) et à la bataille de Stockach (25 mars) et il perd 40 officiers et hussards. Le régiment couvre la retraite de l'armée et rejoint Strasbourg dès avril 1799. Le régiment est néanmoins engagé dans de nombreux combats d'avant-garde.
Après un rapide passage en Suisse (février-mars 1800), le 5e régiment de hussards reprend sa place dans la nouvelle armée du Rhin, commandée par le général Jean Victor Marie Moreau. Le 5e hussards repasse le Rhin, le 25 avril 1800 : le régiment combat à Engen (3 mai), à Mösskirch (5 mai), à Biberach (9 mai), à Memmingen (10 mai) et au passage de l'Iller (5 juin) - où le général autrichien von Sporck et son aide de camp sont capturés par le capitaine Crabbé et le hussard Bion.
L'armistice du 15 juillet 1800 suspendit les combats pour une durée illimitée. les négociations de Lunéville n'ayant pas abouti, les opérations militaires reprirent. Le 5e hussards participe à la bataille d'Hohenlinden (3 décembre 1800) - où le hussard Perrault capture un drapeau - aux combats de Müldorf (4 décembre), de Neumarkt (16 décembre), de Frankenmarkt (17 décembre), de Schwanstadt (18 décembre) - où le maréchal des logis Straub capture l'étendard du régiment Lothringen Cuirassiers no 7 - de Lambach (19 décembre) - où le maréchal des logis Chabert capture le général von Mecséry et le hussard Loevenbruck le prince Maurice de Liechtenstein, colonel du 2e Uhlans. L'armistice est signée le 25 décembre 1800 à Steyer.
Pendant la campagne de 1800, le 5e régiment de hussards a dénombré 41 morts, 90 blessés et 16 prisonniers.

VILLES DE GARNISON :

Garnisons du 5e hussards de 1783 à 1815
1783 : garnison à Hennebont
1783 : garnison à Lauterbourg
1789 : garnison à Verdun
1790 : garnison à Toul, puis Belfort et Vitry-le-François
1791 : garnison à Saint-Avold
1793 : garnison à Givet
1794 : garnison à Hesdin, dépôt à Saint-Mihiel, Châlons-en-Champagne puis Reims
1796 : dépôt à Leyde (Pays-Bas)
1797 : dépôt à Amsterdam (Pays-Bas)
1798 : garnison à Falaise puis Rennes
1798 : dépôt à Lauterbourg, puis à Wissembourg et Landau
1799 : dépôt à Pont-à-Mousson
1801 : dépôt à Tübingen
1802 : dépôt à Sarrelouis (Sarrelibre)
1803 : dépôt à Metz
1806 : dépôt à Hamelin (Hameln)
1807 : dépôt à Namur
1810 : garnison à Stenay
1814 : dépôt à Versailles
1814 : garnison à Stenay
1815 : garnison à Chalons
1815 : dissolution à Bourges

Pour un historique plus complet, voici le lien d'un site spécialement consacré à ce régiment.
Référence : 213

Prochaine mise à jour vendredi 22 Novembre à 13H30
Next update Friday 22th November at 13h30
Nächste Aktualisierung Freitag den 22. November um 13.30


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