HABIT DE CAPITAINE DE LA 21e LÉGION DÉPARTEMENTALE, MODÈLE 1815, RESTAURATION.

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HABIT DE CAPITAINE DE LA 21e LÉGION DÉPARTEMENTALE, MODÈLE 1815, RESTAURATION.

Habit en drap blanc. Collet, revers, parements, pattes de parements, passepoils en drap écarlate.

Revers coupés droit dans la partie basse, à trois pointes dans les parties hautes, entièrement passepoilés blanc, chacun est bordé de sept boutons d'uniforme petit module en laiton doré timbré du chiffre «21».

La partie droite de l'uniforme est garnie de 19 crochets au niveau du revers, de cinq au niveau du collet. La partie de gauche est garnie de la même manière d'anneaux recevant les crochets pour la fermeture.

Parement droit passepoilé blanc; pattes de pamerent à trois boutons d'uniforme petit module, passepoilé blanc.

Fausses poches arrières passepoilées écarlate formant trois pointes chacune garnie d'un bouton d'uniforme au modèle gros module..

Basques avec revers en drap blanc passepoilé écarlate, les quatre angles du bas sont décorés de fleurs de lys en drap écarlate découpé et cousu.

Passants d’épaulettes en galon or.

Paire d’épaulettes or à frange souple au grade de capitaine. Doublure intérieure en drap écarlate.

Parfait état, proche du neuf, exceptionnel.

PROVENANCE ET ATTRIBUTION :

Par tradition familiale cet habit aurait appartenu au colonel Cornebize ( Louis-Jean-Baptiste).

BIOGRAPHIE :

Louis Jean Baptiste Cornebize nait lé le 30 janvier 1767 à Sépeaux (Yonne).
Il entre au service le 8 septembre 1792 dans le 6e Bataillon de Volontaires de l’Yonne où il est élu capitaine le 11 du même mois.
Son régiment est incorporé, au premier amalgame, dans la 174e Demi-brigade de Bataille, elle-même incorporée dans la 49e Demi-brigade d’Infanterie de Ligne au second amalgame.
Il fait les campagnes de 1792 dans l’armée des Ardennes, de 1793 dans l’armée du Nord, de l’an II à l’an V dans l’armée de Sambre-et-Meuse, où il se distingue à Wurtzbourg le 17 fructidor an IV (3 septembre 1796).
Il participe par la suite aux campganes de l’an VI à l’an VIII aux armées du Rhin et à l’armée Gallo-batave où il se distingue et reçoit une blessure à Alkmaar le 24 fructidor an VII (10 septembre 1799) et devant Nuremberg le 27 frimaire an IX (18 décembre 1800).
Versé avec sa demi-brigade au 24e Régiment d’Infanterie de Ligne à la réorganisation de l’an XII, il fait sur mer les campagnes de cette année à l’an XIV, à bord de l’Alexandre et de l’Impérial.
Fait membre de la Légion d’Honneur le 25 prairial an XII (14 juin 1804), il fait avec la Grande Armée les campagnes de 1806 et 1807 en Prusse et en Pologne où il est blessé à Eylau le 8 février 1807.
Sa bravoure lui vaut sa promotion en qualité de chef-de-bataillon le 3 mars 1807.
Passé avec son grade dans le 47e Régiment d’Infanterie de Ligne le 10 novembre 1807, il part l’année suivante en Espagne où il sert jusqu’en 1811 avec les armées d’Espagne et du Portugal et où il est élevé au rang de chevalier de l’Empire le 2 septembre 1810.
Promu major du 116e Régiment d’Infanterie de Ligne le 20 juillet 1811 et devenu officier de la Légion d’Honneur le 26 août 1811, il est nommé colonel du 16e Régiment d’Infanterie de Lign le 16 juillet 1813 et fait avec son régiment les campagnes de 1813 en Saxe et de 1814 en France où il devient commandeur de la Légion d’Honneur le 12 mars 1814.
A l’abdication de l'Empereur, il est nommé colonel Régiment du Roi (1er Régiment d’Infanterie de Ligne) le 10 septembre 1814 et devient chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis le 24 du même mois.
Démis de son commandement le 4 juin 1815, pendant les Cent-Jours, il est rappelé le 16 août 1815, après la seconde Restauration, comme colonel de la Légion Départementale du Loiret.
Elevé au rang de baron le 2 mars 1816, il passe, le 11 juin 1817, au commandement de la Légion de la Marne qui devient le 51e Régiment d’Infanterie de Ligne le 17 novembre 1820.
Il est nommé lieutenant du roi de 3e classe à l’île de Ré le 10 octobre 1821 et admis à la retraite avec le grade de maréchal-de-camp honoraire le 14 décembre 1825.
Il meurt le 18 juin 1846 à Paris.


HISTORIQUE : LES LEGIONS DEPARTEMENTALES (1815 – 1820)

Après Waterloo, Louis XVIII chercha à la fois à détruire l’esprit des régiments impériaux et à regrouper les soldats rentrés dans leurs départements après la défaite. L’ordonnance royale du 3 août 1815 créa les légions départementales (1). Elle supprimait les anciens régiments dont l’origine remontait à François 1er époque où ce nom s’était substitué à celui des bandes. Le ministre de la guerre, Gouvion Saint Cyr, ne se rallia cependant au nom de la légion qu’à titre provisoire. Il ne sera plus ministre lorsque les régiments seront rétablis, mais il sera le premier à s’en féliciter.
Les légions remplacèrent donc momentanément les régiments d’infanterie.
Ceux-ci avaient du reste été licenciés par l’ordonnance du 23 mars 1815, c'est-à-dire pendant le séjour du roi en Belgique (2).
Chaque légion devait prendre le nom du département où elle serait formée (3). Partie des militaires pouvait être admise dans la légion de leurs départements (4). Le choix se fit en fonction des idées politiques. Les compagnies, à l’exception de celles de grenadiers et de voltigeurs, d’éclaireurs et d’artillerie, prirent le nom de leurs capitaines (5). Il y avait ainsi un retour aux mœurs de l’ancien régime. En outre, le fond du drapeau de chaque légion était blanc, portant l’écusson de France et la désignation de la légion (6).

Une circulaire du 12 février 1819 précise que chaque légion d’infanterie devait incorporer en totalité le contingent de son département pour « remplir plus religieusement la promesse faite d’incorporer les jeunes soldats près de leurs foyers, et de leur rendre moins sensible le passage de la vie civile au régime militaire (7) ».

Un rapport du 23 octobre 1820 adressé au roi fit remarquer que l’organisation des légions départementales avait tendu à créer des corps provinciaux et non une infanterie homogène. En outre, les légions étaient inégales, puisque la population n’était pas la même dans chaque département. Certains bataillons n’atteignaient pas 250 hommes (8).
Le même jour une ordonnance royale portant nouvelle organisation de l’infanterie française décidait la suppression des légions et leur remplacement par 80 régiments (60 de ligne et 20 d’infanterie légère) (9).

Les régiments retrouvaient désormais leur désignation par numéro (10).

Les 94 légions d’infanterie devaient concourir à la formation des régiments (11).

Ainsi prit fin cet essai de recrutement local.

Les Deux Sèvres = 76e légion départementale
La Vienne = 83e légion départementale

(1) Ordonnance du roi sur l’organisation des légions départementales (Bulletin des lois, 1815, 2e sem., t. 1, p. 113 – 124)
(2) Ibid, art. 1
Article 1 : « Les régiments d’infanterie de ligne et légère étaient licenciés par notre ordonnance du 23 mars, il sera formé une légion dans chaque département ».
(3) Ibid, art. 2
(4) Ibid, art. 3
(5) Ibid, art. 37
(6) Ibid, art. 40
(7) Journal militaire, 1819, 1er sem. P. 96
(8) Journal militaire, 2e sem., 1820, p. 167.
L’ordonnance du 19 février 1819 avait essayé de réformer l’organisation des légions en en créant 94 au lieu de 86.
(9) Bulletin des lois, 7e série, n° 415, ordonnance du 23 octobre 1820, art. 1
(10) Ibidem, art. 10
(11) Ibid., art. 12
Référence : 65

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