La tenue de cérémonie de maréchal d’Empire pour Michel Ney, duc d’Elchingen et prince de la Moskowa.

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La tenue de cérémonie de maréchal d’Empire pour Michel Ney, duc d’Elchingen et prince de la Moskowa.

Habit de cérémonie en velours de soie richement brodé. La coupe est celle dessinée par Jean-Baptiste Isabey (musée du Louvre : REC 25) pour la tenue des maréchaux d’Empire lors du sacre de Napoléon Ier : un habit à bords droits et non pas un habit « à la française ». Les pans se ferment sur la poitrine, par un seul rang de huit boutons, puis sont légèrement ouverts. Les boutons sont brodés en plein, à la cannetille frisée et paillettes or, d’une fleur dans une couronne de feuillages (diam. 2,7 cm), et les larges boutonnières (L : 4,7 cm) sont gansées de filé or. Le col debout est haut (H : 10,5 cm). Les manches, ouvertes au poignet, ont perdu de leur aspect militaire par un parement arrondi (H : 11 cm) se fermant par un petit bouton couvert de velours uni. Depuis l’écusson de taille portant deux boutons brodés, et de part et d’autre de la fente, descendent deux plis plats (H : 54 cm) dont le retour est brodé et souligné d’une baguette or et d’un bouton brodé sur le bas. La doublure des deux basques est munie d’une poche. Le velours coupé bleu profond est richement brodé sur la bordure des devants et des basques, le col haut, les emmanchures, l’écusson et toutes les tailles sur le dos et les manches. Les broderies directes de filé couvert, cannetille frisée et paillettes fixées par un filé couvert sont or et de deux largeurs (7 cm et 5,5 cm) ; elles dessinent des branches de chêne ondulantes chargées de glands. Une baguette dentelée de filé couvert et paillettes fixées par une torsade de cannetille souligne le col haut, le pied du col, les parements d'ouverture, les plis plats et les parements de poignets. L’intérieur de l’habit est doublé de gros de Tours blanc.
Hauteur au dos avec le col : 110 cm – Largeur carrure : 39 cm – Poids : 2,7 kg.

France, vers 1804.

Une plaque de Grand Aigle de la Légion d’honneur est cousue sur le côté gauche. L’étoile est en broderies d’applique en relief, dont les cinq branches à doubles pointes sont appliquées de paillettes en argent disposées en écaille. Le pourtour en relief est souligné par une guipure de lame argent avec, de part et d’autre, un filé couvert argent. Le cordonnet de filé argent externe forme une boucle à chaque pointe pour une fixation cousue. Les branches de l’étoile sont anglées d’un faisceau de cinq rayons décroissants à pointes arrondies, en guipure de lame argent, soulignés d’un cordonnet formant une boucle à chaque extrémité. Le médaillon du centre est appliqué en plein de paillettes argent disposées en écaille, sur lesquelles est fixée une Aigle Française en argent estampé, au vol abaissé, les ailes symétriques et la tête à dextre, empiétant un foudre sans éclairs. Le listel bombé, en couchure de filé couvert argent, est souligné, de part et d’autre, d’un jaseron argent ; sur le haut, la devise de l’ordre « HONNEUR ET PATRIE » est brodée en fils de soie noire ; sur le bas, les deux rameaux de laurier sont brodés de cannetille argent.
Diamètre : 10 cm.

France, vers 1809.

Experts : Philippe MISSILLIER, Bertrand MALVAUX

Estimation sur demande.

État de conservation : très bon. Pour l’habit : infimes usures et décolorations partielles du velours ; légères usures à la dorure des broderies ; la doublure en soie est tachée par endroits et brûlée aux aisselles. Pour la plaque de la Légion d’honneur : importante usure de la légende sur le listel.


Publication : WILLING Paul : Napoléon et ses soldats, tome 6 de « Les collections historiques du musée de l’armée », Préal 1986, illustré p. 33.

Expositions : Paris 1895, « Exposition Historique et Militaire de la Révolution et de l’Empire », Galerie des Champs-Élysées, catalogue de Germain Bapst, page 92 n°341. Paris 1968, « Napoléon et la Légion d’honneur », musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, catalogue n°323.
Musée de l’Armée de Paris. Habit en prêt (DEP. 3486), de novembre
1964 à Septembre 2008 ; il fut exposé dans l’ancienne salle Austerlitz.

Provenance : Michel Ney (1769-1815), maréchal d’Empire (1804), duc d’Elchingen (1808), prince de la Moskowa (1813).
Par descendance, les héritiers de Laetitia Germaine Marie Agnès Ney
d’Elchingen (1940-2005), fille unique de Michel Georges Napoléon Ney
d’Elchingen (1905-1969), 6e prince de la Moskowa (1933).

NOTE – Il semblerait qu’il ne subsiste qu’un seul autre habit de cérémonie pour maréchal d’Empire, celui de Jean Lannes (1769-1809), exposé au musée de l’Armée à Paris (Inv. 22830), dont la coupe « à la française » est identique à celle de son habit de grande tenue (Musée de l’Armée de Paris : Inv. 22833) ou à celle de l’habit de grande tenue du maréchal Davout (vente Drouot 18.11.2009 n°179 : € 297.744). Cette version militaire de l’habit « à la française » se caractérise par les devants ouverts, pour laisser apparaître les broderies du gilet, s’incurvant légèrement vers l’arrière, et par deux poches latérales à rabat. L’habit de cérémonie de Lannes laisse bien apparaître un gilet de soie blanche richement brodée or.
L’habit de cérémonie de Ney, quant à lui, est un manteau court à pans droits, légèrement ajusté à la taille. Ses retroussis arrondis aux poignets et l’absence de poches latérales le rendent moins martial et plus conforme à une tenue pour les grandes cérémonies à la cour impériale. L’habit de grand uniforme du vice-connétable de l’Empire (Musée de l’Armée Paris inv. 21252), Alexandre Berthier, est d’une coupe identique à celui de Ney : droit avec des parements arrondis aux poignets. Ce type particulier d’habit pour maréchal est représenté sur le portrait de Joachim Murat par François Gérard, tableau exposé au musée de l’Armée de Paris (Inv. 4491 DEP). La singularité du dessin et la qualité des clients permettent d’attribuer cet habit à Chevalier, tailleur de Sa Majesté établi rue du Louvre, qui fut en rapport constant avec Denon et Isabey pour la conception des tenues de la cérémonie du sacre. Chevalier faisait broder ses réalisations par Augustin Picot, 4 rue Saint Thomas du Louvre.
Ainsi l’habit de cérémonie de maréchal d’Empire pour Michel Ney est unique par sa coupe et, à ce jour, le seul répertorié en mains privées.

Manteau de cérémonie en velours de soie richement brodé. La coupe est celle dessinée par Jean-Baptiste Isabey (musée du Louvre : REC 25) pour la tenue des maréchaux d’Empire lors du sacre de Napoléon Ier : un manteau court à collet et revers brodés. Composé de quatre lèses (l : 52 cm) et deux bandes (l : 19 cm) assemblées formant un large cercle de velours bleu profond, sa circonférence est brodée d’un large courant (H : 11cm) de branches de chêne chargées de glands. Ouvert sur le devant, les deux pans du manteau se portaient rabattus, formant ainsi deux larges retroussis triangulaires (largeur à la base : 51 & 53 cm) en taffetas moiré blanc brodé d’un large courant de branches de chêne chargées de glands. L’intérieur du col plat, pouvant se porter relevé, est également doublé de soie blanche brodée de même (L : 42 cm – H : 9 cm). Les courants sont en broderie directe au point lancé de filé couvert or, cannetilles et paillons or. Les bordures sont brodées d’une baguette (l : 1,5 cm) dentelée de filé couvert or, de paillettes fixées par une torsade de cannetille et soulignée d’une torsade de même. Le manteau est doublé de satin blanc. Le pied du col porte deux doubles tresses en passementerie or terminée par une navette tressée, pour l’une, et par deux glands à tête et jupe d'effilé or tordu et torsadé, pour l’autre.
Diamètre du manteau : 250 cm – Poids : 3,4 kg.
France, vers 1804. PhM + BM Estimation sur demande

État de conservation : bon. Pour le manteau : décoloration en rayons sur le velours ; faiblesses aux coutures ; légères usures à la dorure des broderies.

Publications : [DAYOT Armand] : Napoléon, la République, le Consulat, l’Empire, Sainte-
Hélène, Paris Hachette (s .d: 1895 ?).
DEFONTAINE Henri : Du costume civil officiel et de l’uniforme militaire des
officiers à la cour…, Paris 1908, page 57.
WILLING Paul : Napoléon et ses soldats, tome 6 de « Les collections
historiques du musée de l’armée », Préal 1986, illustré p. 33.

Expositions : Paris 1895, Exposition Historique et Militaire de la Révolution et de
l’Empire, Galerie des Champs-Élysées, catalogue de Germain Bapst, page
92 n°342.
Musée de l’Armée de Paris. Habit en prêt (DEP. 3485), de novembre
1964 à septembre 2008 ; il fut exposé dans l’ancienne salle Austerlitz.

Provenance : Michel Ney (1769-1815), maréchal d’Empire (1804), duc d’Elchingen
(1808), prince de la Moskowa (1813).
Par descendance, les héritiers de Laetitia Germaine Marie Agnès Ney
d’Elchingen (1940-2005), fille unique de Michel Georges Napoléon Ney
d’Elchingen (1905-1969), 6e prince de la Moskowa (1933).

NOTE – Ce manteau de cérémonie pour maréchal d’Empire est le seul répertorié en mains privées. Un autre manteau, très semblable, ayant appartenu au maréchal Lannes (1769-1809) est conservé au musée de l’Armée de Paris (Inv. 22831) et publié dans « Napoléon et les Invalides », Paris 2010, page 134. Hormis ces deux manteaux complets et les broderies seules de celui du maréchal Oudinot (Vente Drouot, 4 décembre 2006, n°104), aucun autre exemplaire n’est connu à ce jour. Il est à noter que les retroussis brodés du manteau des maréchaux Lannes et Oudinot sont en velours de soie blanc et non pas de taffetas moiré blanc comme celui de Ney.
Ainsi, parmi les manteaux de cérémonie de maréchal d’Empire connus, celui pour Michel Ney est unique dans sa réalisation et, à ce jour, le seul manteau complet répertorié en mains privées.
Les somptueuses broderies, très certainement réalisées dans les ateliers d’Augustin Picot « Brodeur de L’Empereur », font de cette tenue de cérémonie un témoignage unique des fastes de la cour de Napoléon Ier, connus principalement par des tableaux officiels. Le maréchal Ney, commandant en chef le camp de Montreuil, était présent à la cérémonie du sacre de l’Empereur, à Notre-Dame le dimanche 2 décembre 1804 (11 frimaire an XIII).

N-B : le descriptif technique de l’habit, du manteau et de leurs ornements est dû à Martine Chavent.
Référence : VENTE DROUOT 20 JUIN 2012


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