PISTOLET D'ARÇON D'OFFICIER, Ancienne Monarchie règne de Louis XV, vers 1750-1760. 34642
Monture de bois de noyer verni, sculptée de moulurations discrètes à garnitures de laiton poli souligné de filets et autres décors : calotte à oreilles et bouton orné d’un buste du dieu Mars, sous-garde ciselée d’entrelacs et d’une terminaison végétale en relief. Queue de détente enroulée. Passants de baguette à filets. Contre-platine rocaille à médaillon. Platine carrée ciselée en fines capitales de « AMAT. ATULE » surmonté d’un « L » coiffé d’un panier floral ; mais travaillant très probablement avant vu le style du pistolet. Canon à pans et plate-bande supérieure à mire d’argent.
Baguette à pastille de laiton.
Longueur totale de l’arme : 46 cm ; longueur du canon : 28,5 cm ; calibre : 15 mm ; poids : 1 kg.
France.
Ancienne Monarchie règne de Louis XV, vers 1750-1760.
Très bon état, légère oxydation d'usage.
PROVENANCE :
Ancienne collection PM.
HISTORIQUE :
Il faut revenir sur le prénom "Lizaint", qui est certainement une une déformation orthographique du prénom Dizaint, en effet dans le Bas-Limousin et en particulier à Tulle au XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècle, Dizain (parfois orthographié Disain ou Dysain) est un prénom traditionnel courant. Il dérive du culte de saint Dizaint (ou saint Disaint), saint patron local et premier évêque vénéré à Tulle, dont l'église et le quartier portent le nom.
Dizain Amat est l'un des fondateurs de l'armurerie tulliste, vers 1704. Le pôle armurier de Tulle s'est structuré à la fin du XVIIᵉ siècle (vers 1690) autour de plusieurs maîtres-arquebusiers locaux sollicités pour la fourniture d'armes à la Marine royale et à la Compagnie des Indes.
Dizain Amat est mentionné dans les registres tullistes de 1704 comme maître-arquebusier / maître-platineur en activité sur les bords de la Corrèze. Il appartient à la toute première génération des Amat ayant posé les bases de la fabrique d'armes de Tulle, bien avant son officialisation comme Manufacture Royale en 1777. À cette période (1700–1715), les ateliers tullistes fabriquent principalement des platines à silex, des mousquetons de bord et des armes destinées au commerce maritime (armateurs de Bordeaux, La Rochelle et Nantes) ou à la Marine du Roi.
Cet arquebusier est toujours identifié entre 1760 et 1790, mais le style de ce pistolet démontre un travaille antérieur à cesz années. Il y eu une dynastie d'arquebusier : Jacques Amat, mentionné en 1727 ; François Amat, mentionné en 1747 ; Pierre Amat, décrit comme monteur de fusils dans un arbre généalogique qui indique notamment son mariage à Tulle en 1784.
Prix :
2 400,00 €
| Destination |
Envoi recommandé |
Envoi Recommandé + Express |
| France frais de port |
14,00 € |
50,00 € |
| Europe frais de port |
20,00 € |
60,00 € |
| Monde frais de port |
44,00 € |
100,00 € |
Assurance (1% du prix de vente) :
24,00 €
Référence :
34642