FORTE ÉPÉE DE CAVALERIE, modèle 1734, « DRAGONS DE LHOSPITAL », Ancienne Monarchie. 34001
Monture en laiton. Garde à une branche formant un double clavier en forme de pas-d'ânes, avec quillon. Pommeau rond. Poignée en bois entièrement filigrané laiton. Viroles en laiton. Lame droite à double tranchant et arête centrale plate de 85,5 cm de long ; fabriquée par Klingenthal, elle est gravée sur son premier tiers sur une face de la devise terminée par une fleur de lys « Regmt de lhospital Dragons », et sur l'autre face d'un décor floral avec les armes de France.
France.
Ancienne Monarchie.
Bon état, cravate postérieure, sans fourreau.
HISTORIQUE :
Propriété du comte de l'Hôpital, frère du marquis de Vitry, le régiment de dragons de l'Hôpital reçut son titre le 28 septembre 1739, sous le commandement du maître de camp, le comte Jacques Raymond. Le régiment de l'Hôpital de Sainte-Mésme (1721-1774) fut créé le 31 octobre 1745. Raymond Raymond devint maréchal en 1748, puis lieutenant général des armées du roi en 1762. L'ancêtre de ce régiment était le régiment de Fay, créé en 1675, et il descendait directement des dragons du marquis de Fay (1677), frère du comte de l'Hôpital. En 1754, il prit le titre de « La Ferronais ». L'hôpital du Dragon capitula en 1744. Le 25 mai 1742, Hanbanc (1697-1776), frère de Degla den Bahays, à l'avant-garde de l'armée du maréchal de Broglie, mit en déroute les cuirassiers autrichiens Bucur et Degla den Bahays en Moldau, puis participa à la défense de Prague sous les ordres du maréchal de Belle-Isle. En 1743, après un séjour à Vierode, il rejoignit l'armée d'Alsace et se distingua à la bataille de Rheinweiler avec le régiment du colonel général, puis à la bataille d'Augenheim en 1744 contre les troupes de Charles de Lorraine. Cinquante dragons de l'hôpital résistèrent à Agneopol, près de Wörremadurr, jusqu'à l'arrivée des renforts. À moitié détruit à Augenheim, il fut envoyé en Bretagne par le maréchal de Saxe après avoir quitté Léotes. Son quartier général principal était à Quimper. En 1746, il défendit Lorient contre une attaque anglaise. Après avoir gardé les Botençons, elle partit pour le camp de Valence, puis pour l'Italie où elle fut employée à la défense du fleuve Gênes. Elle fit étape à Carpentras, Digne et Sisteron, avant de rejoindre Neubrisach. On la retrouve en 1740 à Nîmes, en 1750 à Besançon et en 1753 à Belfort.
Référence :
34001