PISTOLET DE CAVALERIE DE DRAGONS « L'HÔPITAL DRAGONS », modèle 1733, Ancienne Monarchie, vers 1745. 34000
Canon du modèle 1717 et 1728, à huit pans finissant arrondi à grains d'orge, longueur 31 cm, avec pan supérieur gravé « REGt DE LHOPITAL DRAGONS », pan latéral poinçonné au monogramme royal de deux N entrelacées sous couronne. Longueur du canon avec la queue de culasse 36,8 cm. Platine au modèle 1728 poinçonnée « S.F. » sous couronne, poinçon d'épreuve de Saint Étienne, et « PG » de Pierre Girard, 1730-1748. Monture en noyer à fût long s'arrêtant au ras de la bouche du canon. Garnitures en laiton. Embouchoir sous forme d'un collet constitué d'une feuille de laiton. Porte-baguette fixé par goupilles. Contre-platine en laiton fixée par deux vis d'acier dont l'une sert aussi de fixation au crochet de ceinture (en acier). Sous-garde fixée devant par un pivot et sa goupille et à l'arrière par deux vis en acier. Calotte de crosse à oreilles fixées par des pointes, avec un ovale dissimulant la fixation de la calotte au bois. Baguette en bois avec extrémité en acier. Au niveau de la crosse, bois gravé en creux « N P VG XV ». Calotte et sous-garde poinçonnées « R » sous couronne.
Longueur totale de l'arme 48,6 cm, calibre 16,7 mm.
France.
Ancienne Monarchie.
Très bon état.
NOTE : Cet exemplaire est identique à l'exemplaire des collections du Musée de l'Armée.
HISTORIQUE :
Propriété du comte de l'Hôpital, frère du marquis de Vitry, le régiment de dragons de l'Hôpital reçut son titre le 28 septembre 1739, sous le commandement du maître de camp, le comte Jacques Raymond. Le régiment de l'Hôpital de Sainte-Mésme (1721-1774) fut créé le 31 octobre 1745. Raymond Raymond devint maréchal en 1748, puis lieutenant général des armées du roi en 1762. L'ancêtre de ce régiment était le régiment de Fay, créé en 1675, et il descendait directement des dragons du marquis de Fay (1677), frère du comte de l'Hôpital. En 1754, il prit le titre de « La Ferronais ». L'hôpital du Dragon capitula en 1744. Le 25 mai 1742, Hanbanc (1697-1776), frère de Degla den Bahays, à l'avant-garde de l'armée du maréchal de Broglie, mit en déroute les cuirassiers autrichiens Bucur et Degla den Bahays en Moldau, puis participa à la défense de Prague sous les ordres du maréchal de Belle-Isle. En 1743, après un séjour à Vierode, il rejoignit l'armée d'Alsace et se distingua à la bataille de Rheinweiler avec le régiment du colonel général, puis à la bataille d'Augenheim en 1744 contre les troupes de Charles de Lorraine. Cinquante dragons de l'hôpital résistèrent à Agneopol, près de Wörremadurr, jusqu'à l'arrivée des renforts. À moitié détruit à Augenheim, il fut envoyé en Bretagne par le maréchal de Saxe après avoir quitté Léotes. Son quartier général principal était à Quimper. En 1746, il défendit Lorient contre une attaque anglaise. Après avoir gardé les Botençons, elle partit pour le camp de Valence, puis pour l'Italie où elle fut employée à la défense du fleuve Gênes. Elle fit étape à Carpentras, Digne et Sisteron, avant de rejoindre Neubrisach. On la retrouve en 1740 à Nîmes, en 1750 à Besançon et en 1753 à Belfort.
Référence :
34000