PLAQUE DE CEINTURON D'OFFICIER GÉNÉRAL DE LA RÉPUBLIQUE BATAVE, type Vendemiaire An XII, 1800-1806, Consulat. 33950
Plaque rectangulaire en bronze entièrement repris en ciselure, dorée au mercure avec partie saillante et lisse brunie à la pierre d'agate. H 7,3 cm, largeur sans la courbure 9,2 cm. Au centre, est représenté un bouclier portant les initiales « R B » (République Batave) bordé de part et d'autre d'une tête de chien. Ce bouclier est posé sur un faisceau de licteurs surmonté d'un casque empanaché. En arrière-plan est représenté un faisceau de drapeaux étincelants avec canons. Fond du plateau sablé mat. Baguette d'encadrement décorée de branches de chêne et de rubans entrelacés. Plaque complète sur sa partie arrière de son crochet et de son pontet à deux ardillons.
Hollande - République Batave.
Vers 1800-1806.
Parfait état.
PROVENANCE :
Ancienne collection Gilbert Putterie, puis Museo Imperial.
NOTE :
Modèle de plaque rare dont nous ne connaissons à ce jour que deux exemplaires, celui-ci et un conservé dans les collections du Musée de l'Armée à Paris.
HISTORIQUE :
La République batave (en néerlandais : Bataafse Republiek) était l'État successeur de la république des Provinces-Unies. Elle fut proclamée le 19 janvier 1795 et s'acheva le 5 juin 1806, avec l'accession de Louis Bonaparte au trône néerlandais. À partir d'octobre 1801, elle fut connue en néerlandais sous le nom de Bataafs Gemenebest (litt. « Communauté batave »). Les deux noms font référence au peuple germanique des Bataves, représentant à la fois l'ascendance néerlandaise et leur ancienne quête de liberté dans leur tradition nationaliste.
Au début de 1795, l'intervention de la France entraîna la chute de l'ancienne République des Provinces-Unies. La nouvelle République bénéficia d'un large soutien de la part de la population néerlandaise et fut le produit d'une véritable révolution populaire. Cependant, elle a été fondée avec le soutien armé des forces révolutionnaires françaises. La République batave est devenue un État client, la première des « républiques sœurs », puis une partie de l'Empire français de Napoléon.
La politique de la République batave a été profondément influencée par les Français, qui ont soutenu pas moins de trois coups d'État, pour porter au pouvoir les différentes factions politiques que la France favorisa à différents moments de son propre développement politique. Néanmoins, le processus de création d'une Constitution néerlandaise écrite a été principalement motivé par des facteurs politiques internes et non par l'influence française, jusqu'à ce que Napoléon obligea le gouvernement néerlandais à accepter son frère, Louis Bonaparte, comme monarque.
Les réformes politiques, économiques et sociales qui ont été apportées pendant la durée relativement courte de la République batave eurent un impact durable. La structure fédérale de l'ancienne république des Provinces-Unies a été définitivement remplacée par un État unitaire. Pour la première fois dans l'histoire des Pays-Bas, la Constitution adoptée en 1798 avait un caractère véritablement démocratique.
Pendant un certain temps, la République a été gouvernée démocratiquement bien que le coup d'État de 1801 ait mis au pouvoir un régime autoritaire, après une autre modification de la Constitution. L'influence de cette période démocratique a facilité la transition vers un gouvernement plus démocratique en 1848 (la révision constitutionnelle de Johan Rudolf Thorbecke limitant le pouvoir du roi). Un gouvernement de type ministériel a été introduit pour la première fois dans l'histoire des Pays-Bas et de nombreux départements gouvernementaux actuels datent de cette période.
Bien que la République batave ait été un État client de la France, ses gouvernements successifs ont tenté de maintenir une certaine indépendance et de servir les intérêts néerlandais, même lorsqu'ils se heurtaient aux intérêts français. Ce conflit d'intérêts conduisit à la disparition de la République, lorsque la courte expérience du grand-pensionnat de Rutger Jan Schimmelpenninck s'avéra insatisfaisante pour Napoléon. Le roi suivant, Louis Bonaparte, refusa également de suivre les diktats français, ce qui a finalement conduit à sa chute en 1810, lorsque le territoire a été annexé à l'Empire français.
Prix :
6 000,00 €
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9,00 € |
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60,00 €
Référence :
33950