PLAQUE DE "PORTIER CONSIGNE DE PLACE" DE GUERRE, Restauration - Monarchie de Juillet. 33831
En laiton estampé et doré de forme ovale : H 5,5 cm, largeur 4,6 cm, au bord rabattu sur une plaque de laiton marquée « AMELING GRAVEUR PASSAGE DU SAUMON A PARIS ». Elle représente deux clefs brochées sur une épée avec deux branches de chêne, moulure extérieure portant l'inscription "PORTIER CONSIGNE DE PLACE".
Complet de ses deux pattes de fixation arrière en laiton.
France.
Restauration - Monarchie de Juillet.
Parfait état.
HISTORIQUE :
La fonction de portier consigne de place (de guerre) revenait souvent à un sous-officier retraité ou infirme, au même titre que le gardien de batterie et à titre exceptionnel un simple civil.
Il a la charge des issues et grilles et leurs clés, de l’ouvrage où il est désigné. Son nom vient de l'ancien nom "contre-portier", homme qui avait les clés au moyen âge d'une place forte. Au cours du XIX° siècle, il semble donc que l’on ait fourni une plaque de baudrier à ce personnage, afin qu’il puisse être reconnu. Il semble aussi que dans certains cas, il était tenu de remplir un livre du nom des personnes qui passaient par les accès dont il avait la charge.
La commission est l’officialisation de la charge confiée à une personne pour une activité ou un travail donné. Ici le ministre de la guerre donne commission de portier ou consigne de place de guerre au citoyen François Chanquierre nommé à l'emploi de consigne de la porte de France Grand Givet de la place de Charlemont et Givet, le 15 nivôse an V. Dans les villes de guerre, on tenait aux portes des hommes à qui on donnait le nom de consigne ou portier-consigne, chargé d'écrire le nom des étrangers qui entraient et sortaient dans la ville.
En pratique, la commission est une autre forme de permission, la révolution étant passée par là, l’état ne pouvait plus donner de permissions aux citoyens qui étaient devenus libres, il fallait donc utiliser un autre mot pour définir la même chose, ce fut commission. Par la suite, les régies se succédant, on revint au mot permission : le travailleur devait demander une permission pour un travail, lorsqu’elle lui était accordée il bénéficiait d’une médaille ou d’une plaque de métier qui confirmait la permission obtenue. Les cochers étaient astreints à ce système, et un jour de la fin des années 1820, on remplaça leur permission de travail par un permis de conduire. Le permis étant le raccourci de permission : à ce jour, nous demandons toujours la permission de conduire lorsque nous passons notre permis.
Source : LA POSTE AUX CHEVAUX.
Prix :
550,00 €
| Destination |
Envoi recommandé |
Envoi Recommandé + Express |
| France frais de port |
9,00 € |
30,00 € |
| Europe frais de port |
17,00 € |
50,00 € |
| Monde frais de port |
30,00 € |
70,00 € |
Assurance (1% du prix de vente) :
5,50 €
Référence :
33831