La Tour d'Auvergne-Corret. LETTRE SIGNÉE CARNOT, Ministre de la Guerre, adressée Citoyen Le Brigand approuvant l'idée de ce dernier d'élever un monument au "Premier Grenadier de France", le 6 fructidor an 8 (23 août 1798). 18910-37
Entête « BUREAU DES OPÉRATIONS MILITAIRES. RÉPUBLIQUE FRANÇAISE / Liberté / Égalité ».
Vignette.
Carnot écrit au Citoyen Le Brigand, homme de lettres et de loi à Tréguier. Il approuve l'idée de Le Brigand d'élever un monument au Premier Grenadier de France La Tour d'Auvergne qui avait été tué le 27 juin précédent. La Tour d'Auvergne avait repris du service pour libérer le fils de Le Brigand.
« J'ai lu avec intérêt, Citoyen, votre lettre relative à un monument à élever au Premier Grenadier de la République. J'en ferai usage avec plaisir, dans l'occasion.
Les offres qu'elle contient, sont d'autant plus précieuses, qu'elles viennent d'un homme qui a été longtems l'Ami du Brave La Tour d'Auvergne, et que je n'ignore pas que vos vertus et les lumières vous donnent les droits les mieux fondés à l'estime du Gouvernement et de vos Concitoyens.
Je vous salue ». Signé : Carnot.
H 32.5 cm x 21.3 cm.
Assez bon état, pliures, rousseurs, petites déchirures en bas de page.
BIOGRAPHIES :
- Théophile Malo de La Tour d'Auvergne-Corret, né le 23 décembre 1743 à Carhaix (ou aux environs) en Bretagne et mort le 27 juin 1800 (à 56 ans) à Oberhausen en Bavière, est un militaire français. Napoléon lui donna le titre « premier grenadier de la République ». Il a également écrit plusieurs ouvrages sur l'histoire de la Bretagne et des langues celtiques.
- Lazare Nicolas Marguerite Carnot, né le 13 mai 1753 à Nolay (France) et mort le 2 août 1823 à Magdebourg (Prusse), est un mathématicien, physicien, officier et homme d'État français.
Député à l'Assemblée législative puis à la Convention nationale, il est membre du Comité de salut public en 1793-1794 ; son rôle dans les succès des armées françaises de la Révolution lui vaut les surnoms de « Grand Carnot » et d'« organisateur de la Victoire ». Son rôle dans la décision des massacres de la guerre de Vendée est controversé.
Directeur en 1795, il joue un rôle politique dans l'opposition durant le règne de Napoléon, mais est tout de même promu général en 1812, puis comte de l'Empire (titre inachevé car il n'alla pas retirer les lettres à la chancellerie[2]) et ministre de l'Intérieur lors des Cent-Jours. Il meurt en 1823, alors qu'il se trouve en exil comme régicide, ayant voté la mort de Louis XVI en 1793.
Référence :
18910-37