LOT DE DEUX LETTRES SIGNÉES LECOURBE : lieutenant général le 20 juin 1800 au commandant de l'aile droite de l'Armée du Rhin, et inspecteur général d'infanterie le 23 mars 1802 au Ministre de la Guerre. 18910-36
Est joint un portrait de LECOURBE, gravure en noir et blanc (H 13.3 cm x 10.5 cm).
- Armée du Rhin, Liberté / Égalité. Avec vignette.
Höchstett le 1 Messidor de l'an VIII (20 juin 1800)
LECOURBE, LIEUTENANT GÉNÉRAL, au commandant de l'aile droite.
Nomination en qualité de sergent du citoyen FLEURY COIGNET, caporal au 3ème Bataillon, étant donné son « audace de quitter le village de Belinstein pour aller seul joindre à une demie lieue en avant dans la plaine un pelotton de cavalerie ennemie contre lequel il fit feu pendant plus de deux heures ». « Le chef de Brigade le fera reconnaître en cette ditte qualité ».
Signé : Lecourbe.
H 30.5 cm x 18 cm.
État moyen, pliures avec déchirures en bordures.
- Entête Liberté / Égalité. Avec vignette.
Lons le Saunier le 2 germinal an 10 (23 mars 1802)
Le Général LECOURBE, INSPECTEUR GÉNÉRAL D'INFANTERIE, au Ministre de la Guerre.
Il fait état avec regret des exactions commises dans la 6ème Division envers les réquisionnaires et conscripts :
« La Gendarmerie arrête et traduit dans les prisons des hommes borgnes, bossus, âgés et n'ayant pas souvent quatre pieds de hauteur, qu'elle arrête les déserteurs et ceux qui tiennent ou ne tiennent pas à un Corps quelconque pourvu que leur taille et leurs moyens phisiques les mettent dans le cas de servir. Mais que des hommes comme j'en ai vu à Besançon, ... borgnes estropiés et n'ayant pas la taille de quatre pied soient enchaînés comme des crimilels et traduits en prisons, c'est je pense des moyens tortionnaires, employés en vain [...]
« Je n'accepte point la Gendarmerie puisque ce sont les civils qui la font mouvoir mais il sont bien coupable ces agens car je n'ai trouvé dans les prisons ... que des malheureux arrachés à l'agriculture puisque je n'ai pas vu un seul citadin [...]
« Je vinis par une observation que je dois vous faire, je ne pense pas que le gouvernement veuille toujours et continuellement tourmenter des pères de famille, arrachés à l'agriculture, souvent n'ayant de fortune que leurs enfans et leurs peines. [...]
J'ai l'honneur de vous saluer avec considération »
Signé : Lecourbe.
Feuillet double, 3 pages 1/2 d'écriture.
Bon état, traces de pliures.
BIOGRAPHIE :
Claude Jacques Lecourbe, né le 22 février 1759 à Besançon (Doubs), mort le 22 octobre 1815 à Belfort (Territoire de Belfort), est un général français de la Révolution et de l’Empire. Il est le fils d'un officier d'infanterie, chevalier de Saint-Louis.
[...]
Nommé général de division le 5 février 1799, il attaque les troupes russes du Generalfeldmarschall Alexandre Vassilievitch Souvarov au pont du Diable, dans les gorges du massif du Saint-Gothard, et facilite la victoire d'André Masséna à Zurich les 25 et 26 septembre 1799. Lecourbe continue de se signaler éminemment pendant les campagnes suivantes, et déploie surtout dans la campagne de Suisse en 1799, les talents qui le placent au rang des plus habiles généraux de l'époque.
Lecourbe continue à s'illustrer avec l'armée du Rhin tout au long de l'année 1800. Il écrase une division autrichienne à Stockach le 3 mai, s'illustre encore brillamment à Hochstadt, puis mène une poursuite efficace après Hohenlinden jusqu'à la capitulation autrichienne.
Référence :
18910-36