HABIT DE PETIT UNIFORME DE GÉNÉRAL DE DIVISION, attribué à Joseph Bonaparte roi d'Espagne, modèle du 1er vendémiaire an XII, Premier Empire (22 juillet 1813 - 27 novembre 1815). 33622
« Les généraux de division et de brigade compris sur le tableau de l'organisation de l'armée, ont un grand et un petit uniforme. »
Habit de grand uniforme en drap bleu national, doublé de même, sans revers, boutonnant droit sur la poitrine jusqu'à la ceinture, dégageant sur le côté de la cuisse, et non croisé par derrière.
Collet de drap bleu national droit, H 11 cm.
Parements, de même drap, H 10 cm, coupés sur une largeur excédant d'un centimètre celle de la manche, qui se fermera en dessous par un bouton d'uniforme petit module Ø 1,7 cm.
À l'arrière, les deux pans sont repliés sur eux-mêmes formant des retroussis garnis dans chaque angle d'une bombe enflammée et fuseau de Jupiter ailé et étincelant richement brodés en fils, cannetilles et sequins d'argent doré. H de l'insigne brodé 7 cm x 5,2 cm.
Habit garni sur le devant du côté droit, de neuf gros boutons (un bouton manquant) Ø 2,7 cm en laiton doré montés sur culot en laiton, placés à distance égale depuis la naissance du collet jusqu'à la hauteur de la poche, sur une distance totale de 33 cm, et un bouton à chaque hanche.
Boutons en métal surdoré, représentant un bouclier timbré d'une aigle impériale, posé sur un trophée, couronné d'un casque et traversé d'un foudre ailé étincelant.
Toutes les broderies du grade, à deux rangées de feuilles de chêne garnissent le collet et les parements (une rangée de feuilles de chêne de 5,3 cm soulignée d'une deuxième rangée de 2,2 cm).
Les devants de l'habit, les pans de l'arrière et des plis, ont une broderie d'une largeur fixe de 6 cm y compris la baguette dentelée. Cette broderie représente une branche de chêne en filé d'or (argent doré), au passé, avec paillettes très petites sur la côte des feuilles et sur la baguette. Corps de la branche et filet de la baguette brodés en frisures de torsades.
Brides d'épaulettes en drap bleu brodé en frisures et paillettes dorées, largeur 1,3 cm. De chaque côté du collet, au niveau des brides est cousu un bouton d'uniforme petit module.
Doublure intérieure en drap bleu.
Longueur des manches 71,5 cm.
Largeur au niveau des épaules environ 38 cm.
H totale du haut du collet jusqu'en bas environ 87 cm.
France.
Premier Empire.
Parfait état de conservation avec la dorure des broderies intacte, manque le bouton supérieur à l'avant, doublure en partie manquante au niveau du dos.
PROVENANCE :
Joseph-Napoléon Bonaparte (1768-1844), roi d'Espagne (1808-1813).
John Nevill, 3e comte d'Abergavenny (1789-1845), qui le saisit à la bataille de Vitoria, le 21 juin 1813.
Puis par descendance jusqu'au marquis d'Abergavenny (PUITS TUNBRIDGE).
Vente publique au Royaume Uni le 19 septembre 2018 , chez Mellors & Kirk.
Cet uniforme est un habit de grand uniforme napoléonien (bleu foncé, riche brodé d’or) attribué à Joseph Bonaparte et dit avoir été pris à la bataille de Vitoria le 21 juin 1813, il ait mentionné dans un article en 1907 publié dans la revue « The Connoisseur an illustrated magazine for collectors » (puis titré « Connoisseur »), magazine britannique publié de 1901 à 1992 à Londres traitant de sujets liés au luxe dans des domaines tels que les beaux-arts, les objets de collection et les meubles anciens. L’article « Eridge Castle and Its Contents, Part I » signé R. Nevill et L. Willoughby, est publié en 1907, volume XIX (septembre-décembre 1907), page 221.
Dans cet article, cet uniforme est décrit comme « souvenir intéressant de la guerre de Péninsule », en excellent état avec broderies d’or « absolument intactes »
L’article publie une photographie cette pièce alors conservée au château d’Eridge (Eridge Castle) dans le Sussex, propriété de la famille Nevill.
Il est écrit que cet uniforme aurait été saisi par des soldats anglais lors de la déroute française à Vitoria en Espagne, le 21 juin 1813. Il faisait partie du convoi des bagages royaux abandonné par Joseph Bonaparte, Roi d’Espagne, lorsqu’il fuya le champ de bataille.
Parmi les nombreux butins de guerre saisis par les officiers et les hommes de Wellington lors de la bataille de Vitoria, l'énorme convoi de bagages de Joseph Bonaparte, composé de plus de 200 chariots, s'est retrouvé bloqué dans les rues étroites de la ville. Le moral de ses troupes, anéanti par la tactique de Wellington et l'habileté de ses subordonnés, les Français ont pris la fuite, et le chaos s'est rapidement installé lorsque les Britanniques se sont jetés sur le convoi chargé de trésors. Ironie du sort, Joseph avait lui-même pillé tout ce qu'il avait pu emporter.
Lors du pillage par les Britanniques, Joseph et ses troupes purent s'échapper. L'armée de Wellington était, en fin d'après-midi, complètement désorganisée et l'occasion de chasser les Français de la péninsule Ibérique était perdue, ce qui amena le duc de Fer à qualifier les participants de « racaille ».
Le lieutenant John Nevill (1789-1845), du 23e régiment d'infanterie, fut témoin de la scène, qui, en début de soirée, avait dégénéré en beuveries. Remarquant un soldat ivre portant le manteau, il lui ordonna de le lui remettre. Nevill, qui hérita plus tard du titre de 3e comte d'Abergavenny et entra dans les ordres, emporta le manteau avec lui au château familial d'Eridge, dans le Sussex au Royaume-Uni, où il fut conservé et exposé dans la collection familiale.
Au XXe siècle, il a été prêté au Musée militaire et forteresse de la Redoute d'Eastbourne.
JOSEPH BONAPARTE :
Joseph Bonaparte, né le 7 janvier 1768 à Corte, pendant la période d'indépendance de la République corse, et mort le 28 juillet 1844 à Florence, dans le grand-duché de Toscane, est un homme d'État français et le frère aîné de l'empereur Napoléon Ier. Sa carrière politique, diplomatique et militaire est intimement liée à celle de son frère Napoléon.
Sous le Consulat, il est d'abord nommé membre du Conseil d'État et du Corps législatif en tant que député du Golo, puis chargé de plusieurs missions diplomatiques d'importance majeure : c'est notamment lui qui négocie le traité de Mortefontaine avec les États-Unis, celui de Lunéville avec l'Autriche et la paix d'Amiens avec le Royaume-Uni, tout en prenant part aux discussions qui aboutissent à la signature du concordat.
Grand électeur et prince français après l'avènement de l'Empire le 18 mai 1804, Joseph Bonaparte assure la responsabilité du gouvernement pendant les campagnes militaires de son frère. Roi de Naples de 1806 à 1808, puis d'Espagne de 1808 à 1813, il est un personnage important du dispositif que met en place Napoléon pour asseoir la souveraineté de la France sur l'Europe continentale. Son second règne, qui s'achève par une défaite cinglante des armées napoléoniennes qu'il dirige à la bataille de Vitoria, est marqué par une guerre incessante qui fait de lui « el rey intruso », un roi intrus incapable de gouverner en raison de l'éclatement du pays et de la mainmise de Napoléon sur sa politique.
Nommé lieutenant général de l'empereur lors de la campagne de France en 1814, il ne peut empêcher la capitulation de Paris devant les troupes coalisées. Exilé en Suisse, au château de Prangins, il est rétabli dans toutes ses fonctions pendant la période des Cent-Jours, mais finalement contraint à un nouvel exil après l'abdication de son frère, cette fois aux États-Unis. Écarté de la politique, il fait prospérer ses affaires en Amérique, mais cherche de nouveau à jouer un rôle important en faveur de son pays. En 1832, après la mort de son neveu Napoléon II, il devient le premier héritier du trône impérial et retourne en Europe. Établi à Londres, il tente de faire valoir les intérêts de sa famille et de convaincre, en vain, les responsables politiques et le peuple français de rétablir l'Empire. Après un autre séjour aux États-Unis entre 1835 et 1839, il revient une nouvelle fois en Europe à la mort de sa troisième fille, Charlotte et s'installe à Florence où il meurt quelques années plus tard en 1844.
À la bataille de Vitoria, Joseph Bonaparte occupait la fonction de Roi d’Espagne (Joseph Ier), il représentait l’autorité politique française en Espagne. Son rôle militaire était officiellement celui de commandant en chef de l’armée française en Espagne. Toutefois, militaire peu expérimenté, il laissa la direction militaire effective au maréchal Jean-Baptiste Jourdan, major général sous le roi Joseph, qu'il suit constamment à titre de conseiller militaire.
Jean-Baptiste JOURDAN Major-général de l'armée d'Espagne
Né le 29 avril 1762 à Limoges dans la Haute-Vienne et mort le 23 novembre 1833 à Paris, est un militaire français ayant accédé à la dignité de maréchal d'Empire. Le 19 mai 1804, il est toujours en Italie lorsqu'il apprend son élévation à la dignité de maréchal d'Empire (quatrième dans l'ordre des préséances) et escorte à ce titre le carrosse de l'Empereur lors de la cérémonie du Sacre. Cette dignité tient plus du désir de l'Empereur de rallier autour de lui les officiers jacobins que des talents militaires qu'il reconnaît à Jourdan. Il était parmi les maréchaux francs-maçons.
En 1808, il passe en Espagne en qualité de major général sous le roi Joseph, qu'il suit constamment à titre de conseiller militaire. Ses ordres se heurtent toutefois à l'hostilité des autres maréchaux qui entendent n'obéir qu'aux ordres de l'Empereur. Joseph, de son côté, peu au fait de la stratégie, n'en prend pas moins à plusieurs reprises le commandement en chef, ce qui aboutit à des conséquences néfastes. C'est dans ces conditions difficiles que Jourdan s'attelle à sa tâche : sa première préoccupation est alors l'armée anglo-espagnole des généraux Wellesley et la Cuesta, qui viennent de repousser Soult au Portugal. Jourdan parvient à convaincre le roi de laisser s'avancer les soldats adverses vers Madrid, pour les encercler avec l'aide des troupes de Soult arrivant du nord. Le jour de la bataille de Talavera, les directives du major général sont cependant bafouées par l'impatience du maréchal Victor qui obtient de Joseph l'autorisation d'attaquer les Anglais retranchés sur une colline[29]. Après avoir résisté pendant trois jours aux assauts français, Wellesley se retire, échappant à la destruction.
Dégoûté d'avoir l'apparence du commandement sans la réalité, Jourdan sollicite son rappel qu'il obtient en octobre 1809, et se retire dans sa terre du Coudray (Seine-et-Oise). Il vit au sein de sa famille lorsque l'Empereur, déterminé à faire la guerre à la Russie, lui ordonne en 1811 de retourner en Espagne avec sa première qualité, répondant ainsi à la requête de son frère dont la mésentente avec Soult est flagrante. C'est pendant cette seconde période qu'a lieu la retraite de Madrid où il était gouverneur depuis le 11 juillet 1811 et qu'est donnée la bataille de Vitoria. Joseph, qui désire affronter l'ennemi, ignore Jourdan qui lui conseille d'attendre des renforts et d'envoyer le convoi transportant sa cour et son trésor vers la France. Le maréchal, malade, ne peut assurer aucun commandement lors du combat, qui s'achève sur une défaite décisive des troupes françaises. Jourdan perd son bâton de maréchal lorsque la voiture du roi est attaquée par les Anglais. À Napoléon qui fait peser sur lui l'entière responsabilité de la défaite, il demande sa mise à la retraite.
On a longtemps imputé au maréchal Jourdan le mauvais succès de cette journée, mais il n'y commande ni de droit ni de fait, et ses conseils éprouvent de nombreuses contradictions.
LA BATAILLE DE VITORIA :
La bataille de Vitoria fut livrée le 21 juin 1813, entre les troupes françaises qui escortaient le roi d'Espagne Joseph Bonaparte dans sa fuite et un conglomérat de troupes britanniques, espagnoles et portugaises sous le commandement du général Arthur Wellesley, vicomte de Wellington. La victoire des Alliés sanctionna la retraite définitive des troupes françaises d'Espagne — à l'exception de la Catalogne — et obligea l'empereur Napoléon à rendre la couronne espagnole à Ferdinand VII, mettant fin ainsi à la guerre d'indépendance espagnole.
Après la décisive déroute des Français à la bataille des Arapiles (dite aussi bataille de Salamanque) (1812), les troupes napoléoniennes se virent incapables de retenir l'armée alliée dans son mouvement vers Madrid, laquelle fut évacuée en juillet 1812. Au mois suivant, Wellington entra dans la capitale. Après avoir déployé quelques divisions dans la zone pour la rendre sûre, il marcha avec le gros de l'armée vers le nord, où il assiégea Burgos. Cependant, les Français résistèrent dans la place forte et l'obligèrent à se retirer le 22 octobre. Postérieurement, les Britanniques abandonnèrent à nouveau Madrid pour se retirer à Salamanque et ensuite à Ciudad Rodrigo, où ils se réorganisèrent durant l'hiver. Pendant ce temps, les forces françaises, déjà gravement diminuées et désorganisées par la dure campagne en Espagne, furent réduites encore plus quand plusieurs divisions furent retirées de la péninsule Ibérique pour couvrir d'autres fronts européens à la suite de la désastreuse campagne de Russie conduite par Napoléon.
Après l'arrivée du printemps, Wellington avança à nouveau vers le nord-est, atteignant la vallée de l'Esla le 20 mai 1813. Ce mouvement inquiéta les Français. Le maréchal Jean-Baptiste Jourdan retira l'armée de 58 000 hommes qu'il avait déployée pour réoccuper la zone entre les rivières du Duero et du Tage et la concentra à nouveau à Burgos, disposé à assurer les communications avec le Sud de la France. L'armée alliée se mit alors en marche pour couper cette voie de retraite pour Jourdan, qui déjà envisageait d'abandonner le sol espagnol pour mettre à l'abri la cour de Joseph Ier.
L'armée de Wellington, disposée en trois colonnes, rejoignit les Français en train de se retirer quand ils se trouvaient aux environs de Vitoria, dans le Pays basque. Les Français se virent obligés à combattre. Après une série de durs affrontements, la 3e division sous les ordres de Thomas Picton rompit le front central français qui s'effondra. Les Français se lancèrent alors dans une fuite désespérée vers la frontière de leur pays, laissant derrière eux 7 500 hommes morts, blessés et prisonniers. Ils perdirent également 151 de leurs 153 canons et l'abondant butin qu'ils emportaient vers la France. Les alliés (en particulier les Britanniques) abandonnèrent alors la poursuite des Français pour se répartir le butin, ce qui irrita Wellington.
Plus tard, les forces alliées se regroupent et occupent Saint-Sébastien et Pampelune, puis en décembre commence depuis ces bases l'invasion du Pays basque français.
À la fin de juillet 1813, quand la nouvelle arrive à Vienne, Johann Nepomuk Mælzel charge Ludwig van Beethoven de composer une symphonie pour célébrer la victoire ; c'est La Victoire de Wellington opus 91 (Wellingstons Sieg ou Die Schlacht bei Vitoria ou encore Siegessymphonie).
Il y a un monument sur la place de la Virgen Blanca, au centre de Vitoria, qui commémore cet événement, tandis qu'un autre monument, inauguré en 1966 sur le site de Jundiz, a été enfoui lors des travaux d'aménagement de la zone industrielle.
LE TRÉSOR DE JOSEPH BONAPARTE EN ESPAGNE :
Le “trésor” n’était pas un simple coffre, mais un énorme convoi composé de centaines de chariots contenant les biens pillés en Espagne, Or et argent provenant du Trésor royal espagnol, objets précieux saisis dans les palais, bijoux, œuvres d’art, pièces religieuses (monastères et églises). Mais aussi des collections artistiques tableaux de grands maîtres espagnols, œuvres provenant des collections royales (notamment celles de Madrid). Les archives et biens personnels de Joseph Bonaparte, argenterie et mobilier luxueux.
Au total on parle de plus de 250 chariots remplis de richesses.
Prix :
120 000,00 €
| Destination |
Envoi recommandé |
Envoi Recommandé + Express |
| France frais de port |
17,00 € |
50,00 € |
| Europe frais de port |
25,00 € |
70,00 € |
| Monde frais de port |
70,00 € |
120,00 € |
Assurance (1% du prix de vente) :
1 200,00 €
Référence :
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