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PISTOLET GASTINNE RENETTE À BLOC TOMBANT, PRÉSENTÉ DANS SON COFFRET D'ORIGINE, Second Empire. 33598

PISTOLET GASTINNE RENETTE À BLOC TOMBANT, PRÉSENTÉ DANS SON COFFRET D'ORIGINE, Second Empire. 33598

Canon octogonal en damas, rayé à l'intérieur, longueur 12,8 cm, avec mire, gravé sur le pan supérieur « INVon (INVention) Gastinne. Renette. Arq. de l'Empereur à Paris. ». Système à bloc tombant gravé de rinceaux, longueur du bloc 3,7 cm, à ouverture par le pontet. Queue de culasse en acier gravé de rinceaux. Boîtier de culasse et calotte gravés d'un décor végétal. Chien relié au percuteur qui est logé dans le bloc et qui transmet à l'amorce le départ du coup par l'intermédiaire d'une courte tige articulée sur la noix, le mouvement d'abattu de ladite noix jouant alors le rôle de chien intérieur. Pontet avec repose-doigt en acier bleui gravé de feuillages. Crosse en noyer veiné très finement quadrillé. Calotte de forme ovale gravée de rinceaux.
Longueur totale du pistolet 26 cm.
Calibre 9 mm.

Coffret en acajou à filets de laiton, longueur 41,5 cm, largeur 17 cm, H 6 cm. Intérieur gainé de feutre vert marqué à l'or au niveau du couvercle « GASTINNE-RENETTE / ARQr ORDINAIRE / de S.M. l'Empereur / A PARIS ».
Complet de tous ses accessoires : tournevis, moule à balles, dosette, petite poire à poudre en cuivre bronzé et laiton, boîte à poudre en noyer, 19 cartouches d'époque.
Fermeture en laiton, complète de sa clé.

France.
Second Empire.
Parfait état.

HISTORIQUE :
Voici le texte d'un article de Monsieur Clergeau publié dans la Gazette des Armes
un système GASTINNE-RENETTE

C'est en 1812 que Gastinne, artisan réputé dans le cercle des armuriers de Paris, s'associe avec Renette de la célèbre famille de canonniers, dont il va épouser la fille. Ce sera la fondation de la maison Gestinne-Renette, dont la réputation s'est maintenue depuis sans faiblir et qui continue à représenter les armes de grande classe. Du Second Empire à la Belle Époque, elle était la grande spécialiste des pistolets de duel, et son stand était l'un des lieux les plus à la mode. Jeux les plus rapides où se retrouvaient les meilleurs parmi les célébrités du moment, venus y trouver des cartes à jouer des poupées de platine.
On y venait aussi, moins innocemment refaire la main à la veille d'un duel ou d'une exécution passionnelle en ces années où le BV.P. (Bureau de la Publicité n'existant pas encore, des concepteurs un rien sadiques avaient lancé l'idée que l'honneur ne pouvait se laver que dans le sang… La maison poussait loin le souci de sa clientèle puisqu'elle louait au besoin les pistolets nécessaires à ces règlements de comptes distingués, alors assez fréquents… Pour la petite histoire, on a pu y voir M Caillaux, venue pour une répétition dans l'après midi du 15 mars 1914, avant d'aller loger les cinq balles de son pistolet de dame dans le corps de Calmette, directeur du Figaro ouvrant ainsi le dossier judiciaire le plus croustillant de la première avant guerre...
Donc la réputation des pistolets de combat de Gastinne-Renette éclipsait sur le continent les plus fameuses fabrications, aussi bien françaises qu'étrangères. À juste titre d'ailleurs : leur fini, leur équilibre, leur précision même à bonne distance, pour peu qu'elles soient chargées avec le soin nécessaire, nous étonnons encore. Ainsi, le snobisme aidant, il était du meilleur ton d'échanger des balles sur le pré avec les pistolets de la marque, ce qui ne laissait pas de présenter quelques dangers malgré la surcharge de poudre recommandée pour la circonstance, afin de faire relever le canon et passer la balle au-dessus du but
Les pistolets de combat ou de duel devaient se cantonner dans des normes assez étroites, de par les règles aussi précises qu'impératives de ce divertissement folklorique. Aussi Gastinne-Renette ne se bornait-il pas à ces fabrications, si prestigieuses fussent-elles, mais étendait son talent à d'autres armes de poing. Ce qui lui permettait de donner libre cours à son génie inventif, voire à sa fantaisie, les armes de défense permettant à peu près toutes les interprétations. Et voilà pourquoi l'on rencontre, gravées de sa marque, diverses réalisations très personnelles en matière de pistolets de défense, à chargement par la bouche ou bien par la culasse, entre autres :
- des pistolets de poche à chien en dessous, poignée à angle droit, canon rayé, tirant des balles coniques forcées sur tige, condensant une grande précision et une réelle puissance sous un faible volume ;
- des pistolets de tir à chargement par impératifs de ce divertissement folklorique. Aussi Gastinne-Renette ne se bornait-il pas à ces fabrications, si prestigieuses fussent-elles, mais étendait son talent à d'autres armes de poing. Ce qui lui permettait de donner libre cours à son génie inventif, voire à sa fantaisie, les armes de défense permettant à peu près toutes les interprétations. Et voilà pourquoi l'on rencontre, gravées de sa marque, diverses réalisations très personnelles en matière de pistolets de défense, à chargement par la bouche ou bien par la culasse, entre autres :
- des pistolets de poche à chien en dessous, poignée à angle droit, canon rayé, tirant des balles coniques forcées sur tige, condensant une grande précision et une réelle puissance sous un faible volume ;
- des pistolets de tir à chargement par la culasse, dont le canon à glissière se sépare de ladite culasse pour le chargement. Il glisse en avant sur une table par l'action d'un pontet mobile transmise par un embiellage, suivant une disposition reprise plus tard par Ghaye et quelques autres.
N'oublions pas qu'il s'agit toujours de modèles sortis en très petit nombre, et dont le prix élevé à l'origine a fortement limité la diffusion. Gastinne-Renette arquebusier de Sa Majesté l'Empereur et du roi d'Espagne, de même que les Renette étaient canonniers du roy sous l'Ancien Régime, fabriquait exclusivement des armes de luxe pour une clientèle aristocratique ou hautement privilégiée. Ceci explique qu'à l'heure actuelle, la double signature en lettres gothiques signifie généralement une pièce de collection enviable et fait bondir les enchères dans les salles de ventes...
Parmi les systèmes les moins connus, Inventée et réalisée par la maison, est un particulièrement rare (c'est la seconde fois seulement que nous la rencontrons) et dont nous allons vous entretenir aujourd'hui : il s'agit d'un pistolet de défense à chargement par la culasse et canon rayé; de dimensions dites de ceinture ce qui nous fait supposer qu'il a pu servir, à titre personnel, à un officier durant les années qui ont précédé la vulgarisation du revolver en France ce qui veut dire aux environ de 1860 que nous avions assignée, un peu arbitrairement, au premier exemplaire du genre qui nous avait été présenté ici quelques années. Mais aujourd'hui nous avons pu en voir deux formant la paire dont nous avons dû rectifier cette approximation par le fait qu'ils portent, damasquiné en or sur le canon, la date 1855 à côté de la signature de Gastinne-Renette. Nous ne nous étendrons pas plus que de besoin sur la richesse de la déco ration : les parties métalliques sont entièrement recouvertes de damasquiné d'or, la crosse est finement sculptée, le pommeau porte une calotte ciselée. Il est hors de doute doute que ce sont là des pièces établies sur commande, peut-être destinées à un cadeau à l'intention d'un personnage important Nous ferons remarque aussi que cette débauche d'or et d'ornements sort quelque peu de la facture tradi traditionnelle de la marque, généralement plus simple, où la recherche de la Beauté s'applique plutôt à la perfection du travail, la qualité des matériaux utilisés et la pureté des lignes, tous tous éléments qui concourent à donner à ces pièces leur caractère d'exception.
Ce qui nous intéresse singulièrement ici est le système, inhabituel à l'époque et très proche de celui de Sharps, son aîné de sept ans, mais sans qu'on puisse à a priori parler de plagiat. Qui ne sait que, quand une idée est dans l'air, on la trouve souvent mise en pratique simultanément en plusieurs points, sans communication entre eux. Ainsi la fermeture est à bloc tombant vertical actionné par un levier-pontet mobile, relié directement à la partie inférieure de ce bloc par un axe sur mentonnet. Le point de pivot de ce levier-pontet, constituant le point d'appui d'un levier du second genre, est placé sous le boitier à quelques millimètres en avant de la mortaise dans laquelle bloc coulisse. En position de fermeture, pour éviter une ouverture intempestive, la partie antérieure du levier-pontet est maintenue par un petit crochet à ressort agissant dans une mortaise de la sous-garde
L'arme est à percussion annulaire, la calotte de crosse, mobile par pivotage latéral, dissimule une réserve de quatre cartouches dans le pommeau, et le mouvement du bloc à l'ouverture actionne un extracteur.
Le départ du coup s'effectue par un percuteur logé dans le bloc et qui transmet à Pamorce, par l'intermède d'une courte tige articulée sur la noix, le mouvement d'abattu de la dite noix, jouant alors le rôle de l'intérieur. Sur le côté gauche on remarque un levier extérieur, sorte de faux chien, qui permet d'armer et de des armer à volonté ce mécanisme, entièrement logé dans la poignée. On re trouve la presque intégralement le système de percussion d'un contemporain, le revolver Devinme.
Donc, rien de bien spécial jusqu'ici mais ce qui nous intrigue est la munition
La disposition du percuteur nous prouve qu'il s'agit d'une cartouche à percussion annulaire, type bien connu déjà en 1855, bien que peu utilisé encore à part sur les petites armes de Flobert. Rappelons que la technique de l'emboutissage des douilles était encore dans l'enfance, ce qui obligeait à des constructions composites pour les étuis de grandes dimensions, tels que les cartouches de chasse, celles de Beringer entre autres, étaient établies sur ce principe, mais on commençait déjà à emboutir assez convenablement des douilles courtes et de calibre appréciable pour les pistolets
Tout serait donc normal, voire logique, si la boîte contenant cette magnifique paire de pistolets ne renfermait pas en même temps toute une série d'accessoires, dont moule à balle, poire à poudre et sertisseur-calibreur de balles, ce qui nous fait penser à l'éventualité du rechargement des munitions... Or, comme chacun sait, la munition à percussion annulaire n'est pas rechargeable, cela de par sa conception, sauf exceptions de nature à confirmer la règle : on peut citer les Indiens qui, paraît-il, arrivaient à recharger les cartouches Spencer ou Henry, pratique également connue en Europe centrale et dans les Balkans, mais c'était toujours avec de grandes difficultés pour des résultats hautement aléatoires. On peut dire que c'étaient là "combines" de pauvres bougres placées dans l'incapable de se se procurer des cartouches neuves, ce qui ne pouvait être le cas des clients fortunés de notre arquebusier.
On peut donc, et on doit même, envisager une munition spéciale, de chargeable tout en étant à percussion périphérique... Mais si, entre 1835 et 1870, on trouve toute une série de brevets de cartouches pris par Gastinne, ou Gastinne-Renette, aucun ne parait correspondre à ce que nous cherchons, si ce n'est le n° 10519 de 1859, qui montre une cartouche annulaire qui paraît peut-être rechargeable... paraît peut-être seulement, les explications accompagnant le dessin étant trop abrégées pour en tirer une conclusion formelle.
Cependant, il nous semble que l'amorce était constituée par une rondelle d'un quelconque papier fulminant, placée dans le fond du culot, et alors (mais toujours peut-être) amovible et remplaçable
Deux logements, fermés par des couvercles pivotants et évidés dans la base de la poire à poudre, ont d'ail-leurs l'air de convenir parfaitement pour contenir de telles amorces. Oui, mais... le brevet en question est postérieur de quatre ans à l'arme elle-même et, de plus, nous ne pouvons affirmer l'existence réelle d'une telle munition.
Cherchons encore... Les années 1840-1870 ont vu éclore d'innombrables brevets couvrant des cartouches plus astucieuses les unes que les autres, mais qui ont rarement dépassé le stade du prototype. Nous en avons péché un qui, techniquement et chronologiquement, pourrait convenir : celui de Chaudin n° 3601 de 1847 qui revendique plusieurs modèles dont une
cartouche à percussion annulaire dans laquelle l'amorce est portée par la tranche d'un tube court, enfoncée dans l'étui, où elle reçoit le choc du percuteur à travers le métal du culot
Ce tube amovible permet le réamorçage de la douille, à un avantage certain, mais la complication le fait probablement se ranger, avec la grande majorité de ses concurrents et contemporains, parmi les fruits curieux du gambergeage inventif...
Donc, tout bien pesé, puisque nous ne pouvons affirmer l'usage d'une munition rechargeable spéciale à percussion annulaire, nous supposons qu'en fin de compte tout ce beau matériel n'est là que pour permettre de charger à sa propre convenance des douilles vides à usage unique, comme toute douille à amorçage périphérique qui se respecte. Il pouvait même s'agir alors d'un modèle de douille relative ment courant, convenant à des armes diverses, mais dont le chargement standard n'était pas souhaité pour le pistolet en question et qu'on voulait alors préparer selon des normes différentes. C'est à cette dernière hypothèse que la sagesse nous commande de nous arrêter... à moins que ces outils aient été mis là pour meubler ! En l'état, ce ne sont que suppositions et nous les soumettons ici à la sagacité du lecteur...
Prix : 4 000,00 €
Destination Envoi recommandé Envoi Recommandé + Express
France frais de port 17,00 € 50,00 €
Europe frais de port 24,00 € 70,00 €
Monde frais de port 68,00 € 120,00 €
Assurance (1% du prix de vente) : 40,00 €
Référence : 33598
Certificat
Prochaine mise à jour vendredi 20 mars à 13H30
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