40ème Régiment d'Infanterie. LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE DE PREZ DE CRASSIER, commandant en chef l'Armée du Rhin, adressée au Ministre de la Guerre, Strasbourg 11 mars 1793. 18915-20
« Citoyen Ministre.
Les Commissaires de la Convention Nationale m'ont ordonné de faire convoquer un nouveau Conseil de discipline pour le 40e Rgt d'Infanterie .... parce que les deux accusateurs se sont trouvés juges, qu'ils ont prononcé les renvois de huit capitaines ou officiers sans leur permettre de se justifier ou de recevoir leur dire et protestations...
Ils avoient enlevés les drapeaux et la caisse de chez le Lt colonel La Deveze, j'ay ordonné que tout fut remis chez luy jusqu'au jugement légalement prononcé et afin que ce conseil de discipline soit convoqué suivant la loi, j'y ai envoyé un aide aux adjudants généraux pour que le commandant amovible de la place suive ce qui est prescrit par les décrets en outre pour prévenir tout désordre.
J'ay envoyé l'ordre au Citoyen Duportail de ce rendre au 40e Régt pour en prendre le commandement, comme colonel. ..
Strasbourg ce 11e Mars 1793 l'an 2e de la République.
Signé : Le Général de Division de Prez Crassier ».
H 31.5 cm x 20.9 cm.
Bon état, petite déchirure en haut de page (sans manque), une réparation par collage au dos sur le bord gauche, traces de pliures, rousseurs.
BIOGRAPHIE :
Jean Étienne Philibert de Prez de Crassier, né à Divonne-les-Bains le 18 janvier 1733 et mort à Ornex le 6 juillet 1803, dénommé sous la Révolution Étienne Deprez-Crassier, est un militaire français devenu député de la noblesse de l'Assemblée constituante de 1789 puis général de l'Armée révolutionnaire française.
[...]
Le 26 décembre 1792 il est nommé commandant en chef par intérim de l'Armée du Rhin à Strasbourg en remplacement de Armand-Louis de Gontaut Biron. Il fait venir à ses côtés des officiers de confiance comme son frère Deprez-Bruel et son beau-frère Sédillot de Fontaine[4]. Il est destitué une première fois de ses fonctions le 3 avril 1793 sur ordre du général Custine, avec lequel il était en désaccord, et il est rappelé le 6 juin[7] sur instructions du ministre de la guerre[c]. Le 28 août 1793 il est nommé commandant en chef de l'armée des Pyrénées occidentales à Saint-Jean-de-Luz. Il démissionne le 30 septembre. Enfin, après avoir été suspendu de ses fonctions le 4 octobre 1793 et incarcéré pendant 16 mois durant la Terreur, il est réintégré comme commandant de la 5e division militaire à Strasbourg, poste qu'il occupe jusqu'à sa mise à la retraite en 1796[4].
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Référence :
18915-20