Prisonniers de guerre espagnols 1810. LETTRE AUTOGRAPHE DU GÉNÉRAL DE BRIGADE BLONDEAU AU COLONEL DELLARD, commandant en chef de la colonne des prisonniers en route pour Madrid, lui signalant de probables attaques de brigands. 18910-32
Lettre autographe signée du Général de brigade Blondeau *.
Avec adresse « A Monsieur / Monsieur le Colonel Baron Dellore ** / Commd en chef la colonne des prisonniers / en route pour Madrid / A la Caroline /par estafette partie a midy le 21 9bre / ».
Reste de cachet de cire rouge.
Le Général Blondeau avertit le Colonel Dellart qui a en charge une colonne de prisonniers espagnols en direction de Madrid, qu'une attaque de brigands est probable pour essayer de libérer les prisonniers, il pense qu'elle ne réussira pas mais prescrit des dispositions pour cela :
« les prisonniers espagnols seront attachés de quatre en quatre pour passer la Sierre, et dans tous les lieux de passage »...] les officiers anglais et soldats de cette nation ne seront point confondus avec les premiers, ils seront traités avec égard.
Les officiers espagnols ne sont point attachés mais leurs gardes sera d'oublier et le premier qui fait un pas, rétrograde vers l'obéissance, fusillé à l'instant, je pense qu'on doit leur donner une escorte particulière commandée par un officier pour les observer de plus prêt [...]
Notes manuscrites en bas de page :
« anvoyait le 29 9bre 1810 par estafette à midi ».
« accusez moi réception de la pte » (présente).
Feuillet double, une page d'écrite, adresse en page 4.
H 31.5 m x 21.7 cm.
Assez bon état, pliures, déchirures aux pliures et au niveau des restes du cachet de cire avec un manque (hors texte), quelques rousseurs.
BIOGRAPHIES :
* Jacques Blondeau, né le 12 janvier 1766 à Chateauneuf, où il est mort le 30 mars 1841, est un général français de la Révolution et de l’Empire.
[...]
Il exerce plusieurs commandements en Italie de 1800 à 1808. Il est nommé général de brigade le 12 octobre 1808 et envoyé en Espagne, où à l’exception de la Bataille d'Ocaña en 1809, il n’a guère l’occasion de briller. Il gouverne successivement plusieurs villes ou places (Talavera, Madrid, Tolède). Il participe au siège de Cadix sous Victor en 1812.
Il reçoit le titre de baron de l’Empire le 1er janvier 1813. Rentré malade à Bayonne, il est bloqué par Mina à Saint-Jean-Pied-de-Port en 1814. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le 3 avril 1814.
Lors de la première restauration, le roi Louis XVIII, le fait Chevalier de Saint-Louis en septembre 1814.
Ayant accepté un poste lors des Cent-Jours, il n'est plus employé par le roi. Il est admis à la retraite en 1824.
Il meurt à Paris le 30 mars 1841.
** Jean-Pierre Dellard, né le 8 avril 1774 à Cahors et mort le 7 juillet 1832 à Bourg-en-Bresse (Ain), est un général français du Premier Empire.
[...]
Après la paix de Tilsitt le 16e léger rétrograde sur Berlin, où il cantonne pendant un an. Le 18 août 1808, le colonel Dellard quitte le camp de Mitrow, et se rend en poste avec son régiment, à l'armée d'Espagne où il arrive le 29 octobre. Le 11 novembre suivant, le 16e léger bat seul l'aile gauche de l'armée espagnole, commandée par le général Blake. Ce régiment fort de 5 000 hommes, et posté d'une manière désavantageuse, détruit ou disperse 15 000 Espagnols qui occupent les hauteurs d'Espina de los Monteros. Au moment de marcher à l'ennemi, le colonel Dellard s'adressant à sa troupe, lui dit : « Brave 16e, votre immortelle réputation commande ma confiance : c'est à moi de gagner aujourd'hui la vôtre; j'y parviendrai et je vous ferai faire de belles choses si vous exécutez en silence et avec calme les mouvements que je vous commanderai. » Atteint d'une balle en abordant le premier les colonnes ennemies, il continua de commander. Dans une revue passée à Burgos, le 22 du même mois, Napoléon Ier accorda douze décorations au 16e léger ; cette distribution se faisait sous les yeux de l'empereur ; il se retourna vivement vers Dellard et lui dit : « Vous ne demandez donc rien pour vous, colonel. — Sire, répond ce dernier, ma récompense est dans celle que Votre Majesté vient d'accorder aux braves que je commande. » L’empereur le nomma le même jour officier de la Légion d'honneur, et peu de temps après baron de l'Empire.
Il se distingue particulièrement au passage du Somosierra et à la prise de Madrid, où une balle lui traverse le bras gauche au moment où il prend d'assaut la caserne des gardes du corps. Après avoir rétabli sa santé aux eaux d'Aix-la-Chapelle, il va reprendre le commandement de son régiment à Tolède. Il commande l'Arzobispo, d'où il observe et éclaire les routes de Truxillo et d'Estella, rend compte le premier de la marche de l'ennemi sur Ocana, et manœuvre avec le premier corps pour empêcher les ennemis de passer le Tage. Il occupe successivement différentes villes et s'empare d'Agado. Il se signale à la défaite des insurgés dans la Sierra-Morena, à la prise de Séville et à Puerto-Santa-Maria. Le roi Joseph Bonaparte lui fait offrir, en son nom, un anneau de grand prix.
[...]
Prix :
150,00 €
| Destination |
Envoi recommandé |
Envoi Recommandé + Express |
| France frais de port |
9,00 € |
30,00 € |
| Europe frais de port |
17,00 € |
50,00 € |
| Monde frais de port |
30,00 € |
70,00 € |
Assurance (1% du prix de vente) :
1,50 €
Référence :
18910-32