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ÉPÉE DE MÉRITE ET DE DISTINCTION DE L'ÉCOLE DES PAGES DONNÉE PAR LE ROI À MONSIEUR ADEMAR DE GAIN MONTAIGNAC EN 1830, second modèle du fourbisseur Loyselier (1822-1830), Restauration. 32701

ÉPÉE DE MÉRITE ET DE DISTINCTION DE L'ÉCOLE DES PAGES DONNÉE PAR LE ROI À MONSIEUR ADEMAR DE GAIN MONTAIGNAC EN 1830, second modèle du fourbisseur Loyselier (1822-1830), Restauration. 32701

Monture en bronze doré. Garde à une branche richement décorée de glaives, têtes de Méduse, feuilles d'acanthe, palmettes, fleurs. Clavier formant un bouclier moulé en relief des Grandes Armes de France sur fond d'un faisceau de drapeaux et d'étendards avec branches de chêne et de laurier, bordé en partie basse d'un ruban portant en relief l'inscription « DONNE PAR LE ROI ». Pommeau en forme de buste d'un guerrier casqué à l'antique. Fusée en bois de hêtre à quatre faces, garnie de plaquettes de plaquettes de nacre à l'avant et à l'arrière et de baguettes de laiton doré décorées de feuillages sur les côtés. Virole moulée en relief de coquilles Saint-Jacques et sur les bords de dauphins. Lame triangulaire blanche, de 79,4 cm de longueur, décorée à l'acide sur sa face avant d'une suite de corolles de feuillages, et sur sa face arrière d'un cartouche portant l'inscription « DONNE PAR LE ROI A M. ADEMAR DE GAIN MONTAIGNAC / SORTI DES PAGES EN 1830 ». Cravate en laine écarlate. Fourreau en cuir noir à deux garnitures en laiton doré.

France.
Restauration, règne de Charles X (1830).
Très bon état, lame avec oxydation d'usage, cuir du fourreau remplacé postérieurement.

PROVENANCE :
Ancienne collection du commissaire général Robert D. STIOT.

NOTE :
En 1816, Louis XVIII reconstitua le Service des Pages et l'institution fut attachée à la Chambre du Roi jusqu'en 1821. L'ordonnance du 1er novembre 1820 réorganise la Maison des Pages qui fut dès lors placée sous l'autorité du Ministre Secrétaire d'État de la Maison du Roi et du Grand ou Premier Écuyer pour constituer la Maison des Pages des Écuries du Roi ou École des Pages. Ceux-ci y étaient admis à l'âge de 15 ans révolus pour y poursuivre leur instruction durant trois années avant leur entrée dans l'armée, l'ordonnance du 31 décembre 1817 indique « seront pour l'admission dans l'armée, assimilées à l'École Spéciale Militaire, l'École Royale Polytechnique et l'École des Pages ». Les effectifs de la Maison des Pages ont souvent varié, entre 1814 et 1816 il y avait en permanence 8 Pages pour un total de 16 Pages sur ces deux années ; en 1821 l'effectif monte à 48 Pages, puis à 54 Pages en 1826 et culmine à 60 Pages en 1829.
Les Pages nommés sous-lieutenant à l'issue de leur instruction reçoivent une épée, en même temps que leur congé, cette épée est destinée à être portée en petite tenue en substitution du modèle réglementaire prévu avec leur uniforme de leur nouvelle affectation dans l'armée. Le principal fourbisseur chargé de fabriquer les épées des Pages, est Fatou, il produit 158 épées ; un second marchand, le sieur Loyselier, en produisit aussi mais que 10 exemplaires.

BIOGRAPHIE :
ADEMAR DE GAIN MONTAIGNAC était le fils de Jean Leonard (ou Léonor ou Eleonor) Romain et de Marie Jeanne (dite Pauline) Rémi de Turique, domiciliés à Croisy (Eure). Il est né le 1er décembre 1810 à Croisy. Sorti des Pages en 1830, il est entré au 9è Régiment de Chasseurs à cheval (N° Mle 2944 puirs 43) à Auch, le 24 janvier 1834 en qualité de maréchal des logis selon D.M. du 26.12.1841 par engagement volontaire ; affecté au 3è escadron ; libéré du service le 10 janvier 1841, il a reçu un certificat de bonne conduite et se retire à Paris. Célibataire, il est décédé le 19 juillet 1848 rue Saint-Honoré N° 317 (aujourd'hui 203 et 205) ; obsèques à Saint-Roch et inhumé au cimetière Montmartre.
Son grand père fut premier chambellan du Roi Louis XVII et mourut à Mitau ; son père fut gouverneur du château de Pau et sa mère sous-gouvernantes des enfants de France. Ademard avait un frère Aymery également sous-officier et comme lui « ingouvernable et une soeur Alix (1813-1889) qui épousa en 1845 le baron de Montbel.

HISTORIQUE :
Le dossier d'administration de l'Ecole renferme des états de dépense et des factures concernant l'acaht à M. Fatou arquebusier-fourbisseur, boulevard de Montparnasse N° 33, de
- 1 épée le 1er juin 1822 à 75 Fr pour M. Deschampt de Blot ;
- 2 épées le 30 août 1822 à Fr 75 pour MM. de Saint Marcé et de Villeneuve ;
- 2 épées le 14 avril 1823 à 75 Fr pour MM. de Sainte Maure Montaurier et de Biron ;
- 18 épées le 20 août 1826 à 75 Fr chaque soit 1350 Fr pour MM. de Wall premier page ; de Tolozan page dauphin ; de Villevieille ; de Montholon Semonville ; de Lauriston ; de Feltre ; de Pellan ; de Cheffontaine ; Duhamel ; de Choiseul d'Aillecourt ; du Pille ; Beaupoil St Aulaire ; de Perignon ; de Labassetière ; de Vaudreuil ; de Vogue ; de Dillon ; de Bridière ;
- 18 épées le 17 août 1827 à 75 Fr chaque soit 1350 Fr, pour MM. de la Belinaye premier page ; du Curial page dauphin ; de Riencourt ; de Jumilhac ; de Berthier ; Nicolay ; de Clermont Mont St Jean ; Couëtus ; Vanssay ; de Forton ; Conen de St Luc ; de Pontac ; de Bethisy ; de Barbançois ; de Beaumont ; de l'Espinay ; d'Augier ; de Roghe ;
- 18 épées le 22 juillet 1828 à 75 Fr chaque soit 1350 Fr, pour MM. de Rouge Adolphe ; d'Auffray ; de Perigord ; de la Béraudière ; de Rouge Hervé ; de Noël ; de Courteilles ; de Mesnard ; de la Roche Jaquelein ; de Margueritte ; de Keruzoret ; de Plemont ; de Lorgeril ; de St Vincent ; de Dion ; d'Ancarderie ; de Sennevoye ; des Chapelles ;
- 10 épées le 17 septembre 1829 à 50 Fr chaque soit 500 Fr, pour MM. Bethune Sully premier page ; de Montemart page dauphin ; de Saint Mauris Chatenois ; de Guerry de Beauregard ; Conway de Cotte ; de Lavaulx ; Duplessy ; d'Argentré ; de Segonzac ; Savary de Lansosme ; de Noailles.
En 1830, les épées sont commandées à deux fournisseurs. L'état N° 544 comporte la fournituyre par M. Fatou de 10 épées pour les pages, sortie de juillet 1830 ; 500 Fr. L'état N° 543 comporte la fourniture par M. Loyselier fourbisseur, 10 épées pour les pages, sortie de juillet 1830 : 50 Fr. Les factures ne sont pas jointes et nous ne connaissons pas les noms des bénéficiaires.
Le dossier ne contient que la justification de l'acaht de 69 épées à Fatou et 10 à Loyselier. Il manque les factures pour les années 1824 et 1825 dont les titulaires peuvent être identifiés sur le contrôle que nous publions d'autre part et l'étude sur l'Ecole des Pages.
Le nombre d'épées prévues au budget de l'Ecole de 1824 à 1829 était de 106 (16 en 1824 et 1825 ; 18 en 1826, 1827, 1828 et 20 en 1829), soit 37 de plus qu'il n'en est justifié à l'achat.
Mais nous ne pouvons nous fier exclusivement à ces documents comptables provenant d'un dossier incomplet pour établir le nombre exact d'épées « de sortie des pages » remises aux intéressés. Nous avons rétabli le contrôle des épées et nous avons pu en déduire qu'environ 168 épées ont été décernées aux pages des Ecuries du Roi, à leur sortie, de la première année de sortie en 1821 et la dernière de juillet 1830 qui précède de peu les événements des 27, 28 et 29 juillet et ont bien été remises aux intéressés dont 18 sont identifiés avec certitude ; ce sont MM. de Rouge, de Virieu ; d'Aumont ; de Bernis ; de. Gain de Montaignac ; de Lastic ; de La Vincendière : de Mac-Carthy ; de Montesquieu-Fezenzac ; de Ponteves-Bargème ; de Wall Marie ; de Maquille ; de Jacquinot ; du Dezerseul ; de Talleyrand de Perigor ; de Tricornot ; de Carbonnières ; de Letautaud Donnine.
Nous avons noté les épées suivantes qui figurent dans des collections publiques et privées : DONNE PAR LE ROI à
Stanislas Savary de Lancosme sorti des pages en 1822. M. de Bernetz sorti des pages en 1825. M. du Hamel sorti des pages en 1826. M. de Villevieille sorti des pages en 1826. M. de Crux sorti des pages en 1828. M. de Sennevoy Armand sorti des pages en 1827. M. Paul Conway de Cotte sorti des pages en 1829. M. Justin de Mac-Carthy sorti des pages en 1830. M. Ademar de Gain Montaignac sorti des pages en 1830.
Le premier page qui sortit de l'Ecole des Pages en juillet 1821 est Fitz-James ; il faisait partie de la première promotion de 26 pages admis à l'Ecole en novembre et décembre 1820, dont 16 sortirent en 1822.
Il est certain que les 40 pages qui se trouvaient à Versailles en 1830 (« nouveaux » et « semis » d'après les règlements) et qui figurent à l'almanach Royal de l'année 1830 n'ont pas reçu d'épée puisqu'ils ont été licenciés avec tout le personnel de l'Ecole, après les événements de juillet.
Les épées de « sortie des Pages » sont de deux modèles différents. Le 1er modèle ou modèle du fourbisseur Fatou dont il fut fabriqué et décerné 158 exemplaires ; le 2è modèle ou modèle du fourbisseur Loyselier dont il fut fabriqué et décerné 10 exemplaires.

Texte publié au supplément du Carnet de la Sabretache n° 31, 1976.
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