Pistolet pré-réglementaire du régiment de La Mothe-Houdancourt, compagnie du Mestre de camp, vers 1710-1713 – Ancienne Monarchie
Référence : 34464
Monture en noyer à long fût, poinçonnée près de la pièce de pouce d'une fleur de lys, avec garnitures entièrement en laiton.
Canon à pans puis rond, présentant un méplat supérieur sur toute sa longueur jusqu'au guidon. Il est gravé de l'inscription :
« REGDELAMOTHE HOV. COMP MASTERDE. CAMP N5 »
Longueur du canon : 30,4 cm ; longueur avec la queue de culasse : 35,6 cm.
Platine à silex à corps plat, signée par l'entrepreneur « PENEL L'AISNE », portant un poinçon représentant une fleur de lys encadrée des lettres « S E ».
Chien à col de cygne à corps plat. Batterie en acier.
Contre-platine en laiton moulé et richement décorée représentant une bombe enflammée, dans le style des années 1700-1710.
Pièce de pouce en laiton surmontée d'une couronne ducale.
Sous-garde modifiée, dont l'extrémité a été transformée en fleur de lys.
Longueur totale de l'arme : 48,5 cm
Calibre : 18 mm
France – Ancienne Monarchie
Très bon état de conservation, avec des oxydations d'usage sur les parties en acier.
Historique
Le régiment de La Mothe-Houdancourt fut levé le 19 novembre 1703 par Charles-Louis, marquis de La Mothe-Houdancourt. Il fut licencié le 10 décembre 1713. Sa compagnie de mestre de camp fut incorporée au régiment de Chambonas, qui devint par la suite le Royal-Navarre.
Ce régiment participa à la campagne des Flandres, notamment :
la bataille de Ramillies ;
la bataille de Plassendal ;
la bataille d'Audenarde ;
les combats de Vinendal et de Loffinghen ;
la bataille de Malplaquet.
Il servit ensuite sur le Rhin en 1711, prenant part à la prise de Spire, Worms, Kaiserslautern, Landau et Fribourg en 1713.
Biographie
Louis Charles de La Mothe-Houdancourt (21 décembre 1687 – 3 novembre 1755) fut un officier français des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
Fils aîné de Charles de La Mothe, marquis d'Houdancourt (vers 1643-1728), et de Marie Élisabeth de La Vergne de Monteynard, il était le petit-neveu du maréchal-duc de Cardone, de l'archevêque d'Auch (Henri) et des évêques de Mende (Daniel) et de Saint-Flour (Jérôme).
Mousquetaire du Roi à partir de 1702, il participa au siège de Tongres en 1703. Le 13 juillet 1705, il devint colonel d'un régiment d'infanterie portant son nom (anciennement régiment de Beuzeville) et leva, la même année, un régiment de cavalerie par commission du 19 novembre.
Employé dans les Flandres jusqu'en 1712, il fit ensuite la campagne du Rhin en 1713 et fut nommé brigadier des armées du Roi le 1er février 1719.
Le 6 novembre 1723, il reçut le commandement du régiment de cavalerie d'Aumont.
En 1722, il obtint le titre de Grand d'Espagne de première classe.
À la mort de son père en 1728, il hérita du domaine de Chevrières (Oise).
Nommé gouverneur de la ville et de la citadelle de Mézières le 1er avril 1728, il fut affecté à l'armée d'Italie durant la guerre de Succession de Pologne (1733-1736). Le 20 février 1734, il fut promu maréchal de camp.
Le 6 septembre 1738, il devint gouverneur de Salins et fut élevé au grade de lieutenant général des armées du Roi le 18 octobre.
Il servit en Allemagne en 1741 et 1742, dans les Flandres en 1744, puis sur le Rhin en 1745 et 1746.
Nommé chevalier d'honneur de la reine Marie Leszczyńska en 1743, chevalier des Ordres du Roi en 1744, il reçut enfin le 17 septembre 1747 le bâton de maréchal de France.
Il mourut le 3 novembre 1755, à l'âge de 67 ans.
Note
Le site La Pistole indique :
Comme leur nom l'indique, les pistolets pré-réglementaires ne sont pas soumis à un modèle officiel de fabrication. Ils pouvaient donc être réalisés par n'importe quel armurier.
À la fin du XVIIᵉ siècle et au début du XVIIIᵉ siècle, ces pistolets étaient particulièrement longs, atteignant fréquemment 60 cm, héritage direct des arquebuses et des armes à rouet.
Avant l'adoption du modèle réglementaire de 1733, les capitaines propriétaires de leur compagnie faisaient fabriquer les pistolets de leurs cavaliers auprès des armuriers de leur choix. Il en allait de même pour les officiers de la Maison du Roi.
En 1666, le roi chargea Titon de créer un Magasin Royal destiné à centraliser les armes mises à disposition des armées. Les capitaines pouvaient ainsi s'y approvisionner. Titon fit fabriquer des armes dans les principaux centres armuriers afin d'alimenter ce magasin situé près de la Bastille.
À partir du début du XVIIIᵉ siècle apparaissent ainsi des modèles relativement homogènes, identifiables par les marquages des corps de troupe ou par la marque du Magasin Royal.
Les pistolets destinés à la troupe étaient généralement garnis de laiton, tandis que ceux des compagnies au service du Roi et des officiers étaient plus souvent montés en fer poli, voire parfois en argent.
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Prix :
3 700,00 €
| Destination |
Envoi recommandé |
Envoi Recommandé + Express |
| France frais de port |
14,00 € |
50,00 € |
| Europe frais de port |
20,00 € |
60,00 € |
| Monde frais de port |
44,00 € |
100,00 € |
Assurance (1% du prix de vente) :
37,00 €
Référence :
22864