SABRETACHE D'OFFICIER DE HUSSARDS DU RÉGIMENT DE BERCHENY, MODÈLE 1767, ANCIENNE MONARCHIE, RÈGNE DE LOUIS XVI.

SABRETACHE D'OFFICIER DE HUSSARDS DU RÉGIMENT DE BERCHENY, MODÈLE 1767, ANCIENNE MONARCHIE, RÈGNE DE LOUIS XVI.

Pattelette en cuir ciré noir de forme trapézoïdale découpée en forme d'accolade en partie basse, recouverte d'un drap écarlate richement décoré de broderies et de galons d'argent, H 39 cm, largeur en partie haute 22 cm, largeur en partie basse 34 cm.
Au centre de la pattelette, sont brodées, en fils, cannetilles et sequins d'argent, deux « L » entrelacées se faisant face, H 14 cm, largeur 17,5 cm ; elles sont surmontées d'une grande couronne royale richement brodée en fils, cannetilles, sequins et lamés d'argent, H 7 cm, largeur 13,3 cm. Ces deux motifs sont entourés d'un décor floral au moyen de fils et sequins d'argent. La pattelette est encadrée d'un large galon d'argent tissé d'un motif géométrique, largeur 4 cm, cousu à 5 mm du bord extérieur de la pattelette.
En partie haute, ce galon est doublé d'un second galon de même motif mais moins large, de 2,2 cm. Bords extérieurs de la pattelette garnis d'un jonc en cuir plié à cheval et cousu au moyen de fil d'argent. Trois anneaux de suspension sont fixés en partie haute (reconstitués).
Poche intérieure en cuir ciré noir entièrement doublée de veau blanc, H 31,2 cm, largeur en partie haute 20,5 cm, largeur en partie basse 27,5 cm.

Très bon état de conservation, le drap a gardé sa couleur d'origine, les galons et passementeries sont légèrement oxydées.

France.

Ancienne Monarchie, 1786-1789.

OBJET DE COLLECTION :
À ma connaissance, seuls deux exemplaires de ce modèle sont parvenus jusqu'à nous. Celui présenté ici et un exemplaire identique, de même fabrication, avec une broderie légèrement moins riche, faisant partie des collections du Musée des Hussards de la ville de Tarbes.

HISTORIQUE :
Fondé en partie de Hussards levés en Turquie par le comte Ladislas-Ignace de Bercheny. Patriote hongrois, né le 3 août 1689, après avoir pris part aux campagnes de 1708, 1709 et 1710, comme cornette puis comme capitaine des Gardes Nobles du prince Rakoczy, en lutte contre son souverain Empereur Roi, Charles III (Empereur d'Allemagne sous le nom de Charles VI) qui s'achève par la victoire du souverain, Bercheny passe en France en 1712, proscrit par les Habsbourg, où il commence une brillante carrière militaire que fera de lui un maréchal de France. Mousquetaire à la 1ère compagnie, le 1er septembre 1712, il reçoit le 31 décembre une commission de lieutenant-colonel réformé (c'est à dire à solde réduite) à la suite de Rattsky Hussards. Il s'illustre pendant la campagne contre l'Espagne en 1719 et reçoit la croix de Saint-Louis. La paix revenue, Bercheny demande au Roi l'autorisation de lever un régiment de hussards composé avec des hongrois réfugiés en Turquie. Le 12 juin 1720, Louis XV accorde cette autorisation et fait de Bercheny le premier chef de corps du nouveau régiment.
Muni de ses pouvoirs et de lettres patentes et de crédit, Bercheny part, à cheval, à travers l'Allemagne, pour Constantinople, accompagné de deux capitaines et de trois lieutenants. À son arrivée, après avoir reçu l'aval de l'ambassadeur de France et du grand vizir Ibrahim Pacha, la mission de recrutement se met au travail. La situation des réfugiés politiques hongrois est précaire en Turquie, la population ottomane n'est pas hostile, mais les turcs ne veulent pas embaucher des catholiques. Bercheny n'a pas de mal à engager trois cents hommes. Le contingent est embarqué sur des galère génoises et débarque près de Montpellier. Les fonds prévus pour la mise sur pied du régiment étant épuisés, la remonte ne peut être assurée. Dans un premier temps le régiment sert de cordon sanitaire dans les Cévennes contre la peste. Le duc d'Orlénant, Régent du Royaume, accorde les crédits nécessaires pour l'achat des chevaux. Le régiment enfin à cheval est dirigé sur l'Alsace.
Tels sont les débuts du corps du régiment de Bercheny Hussards, l'un des plus prestigieux de l'armée française, qui ne cessera de se couvrir de gloire jusqu'à nos jours. Nous sommes loin dce la légende répendue par l'abbé Staub, aumônier des hussards sous le Second Empire, racontant que Lasdislas Bercheny, à vingt et un ans, quitte la Hongrie en tête de son régiment de hussards, traversant glorieusement l'Allemagne, arrivant en France, et se rendant aussitôt à Versailles pour mettre son épée et celle de ses hommes à la disposition du roi de France…
Le fondateur du premier régiment de hussards devient brigadier des armées du roi le 20 février 1734, maréchal-de-camp le 1er mars 1738 et lieutenant-général le 7 juin 1744, élevé à la dignité de maréchal de France, le 15 mars 1758. Il meut le 9 janvier 1778 à l'âge de 88 ans, son corps repose dans l'église de Luzancy (Seine-et-Marne), près de son château.
En 1791 Il devient le 1er Régiment de Hussards.
Aujourd'hui le 1er Régiment de Hussards Parachutistes remplit toutes les missions d'un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs. Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies d’acheminement.

ORIGINE DE LA SABRETACHE :
Il est difficile de déterminer exactement l'origine de la sabretache. Deux choses sont sûres : elle vient de l'Est et son utilisation première par les cavaliers légers est pratique ; elle est destinée à transporter quelques effets personnels. Lorsque des Hussards passent au service de la France, à la fin du XVIIe siècle, ils amènent avec eux cet équipement qui restera le plus traditionnel et le plus spécifique de ce corps jusqu'à la fin du Second Empire. Durant les XVIIIe et XIXe siècles, la sabretache devient un équipement traditionnel de certaines troupes de cavaliers, mais au vu de la taille de la poche intérieure de cet équipement, on ne peut pas parler « d'objet utilitaire » : les hommes de troupe peuvent tout au plus y ranger quelques documents ou du tabac, quant aux officiers, ils font de même, mais certains préfèrent y installer leur nécessaire à toilette.
Prix : 32 000,00 €
Destination Envoi recommandé Envoi Recommandé + Express
France frais de port 12,00 € 25,00 €
Europe frais de port 20,00 € 30,00 €
Monde frais de port 30,00 € 65,00 €
Assurance (1% du prix de vente) : 320,00 €
Référence : 12576 anticstore


POUR TOUT ACHAT, PAIEMENT EN PLUSIEURS CHÈQUES POSSIBLE


Prochaines mises à jour du site :

Vendredi 26 Avril 2019 à 13H30. Next update April 26th 2019 at 13.30 pm. Nächstes update am 26. April 2019 um 13.30

bertrand.malvaux@wanadoo.fr 06 07 75 74 63


FRAIS DE PORT
Les frais de port ne sont calculés qu'une seule fois par commande pour un ou plusieurs objets, les envois sont tous recommandés, car c'est le seul moyen d'avoir une preuve de l'envoi et de la réception. Pour les colis dont la valeur ne peut être assurée par la Poste, les envois sont confiés à la société DHL avec valeur réelle assurée, le service est de qualité mais le coût est plus élevé.


DROIT DE RETOUR
Les objets peuvent être retournés dans un délai de 8 jours après leur réception. Il faut les retourner en recommandé aux frais de l'expéditeur, dans leur emballage d'origine, et dans leur état d'origine,


AUTHENTICITÉ
La sélection des objets proposés sur ce site me permet de garantir l’authenticité de chacune des pièces qui y sont décrites, tous les objets proposés sont garantis d'époque et authentiques, sauf avis contraire ou restriction dans la description. Cette garantie est valable à vie. Un certificat d’authenticité de l'objet reprenant la description publiée sur le site, l’époque, le prix de vente, accompagné d’une ou plusieurs photographies en couleurs est communiqué sur simple demande pour tout objet dont le prix est supérieur à 130 euros. En dessous de ce prix chaque certificat est facturé 5 euros. Seuls les objets vendus par mes soins font l'objet d’un certificat d'authenticité, je ne fais aucun rapport d'expertise pour les objets vendus par des tiers (confrères ou collectionneurs).