HABIT DE CÉRÉMONIE DE GÉNÉRAL DE DIVISION AYANT APPARTENU AU DUC D'AUMALE, MODÈLE 1830, MONARCHIE DE JUILLET.

HABIT DE CÉRÉMONIE DE GÉNÉRAL DE DIVISION AYANT APPARTENU AU DUC D'AUMALE, MODÈLE 1830, MONARCHIE DE JUILLET.

Habit en drap bleu national doublé de même, sans revers, boutonnant droit sur la poitrine jusqu'à la ceinture, dégageant sur le côté de la cuisse et non croisé par derrière. Le collet est en drap bleu national de 6,4 cm de haut. Les parements de même drap sont coupés, H 6,4 cm, ils se ferment par dessus par un petit bouton d'uniforme (diamètre 1,7 cm).
Les pans sont tombants et agrafés derrière, repliés et cousus sur eux-mêmes.
À l'avant sur le côté droit, l'habit est garni de neuf gros boutons d'uniforme demi-bombés (diamètre 2,5 cm), placés à distance égale depuis la naissance du collet jusqu'à la hauteur de la ceinture, un à chaque hanche.
Les boutons d'uniforme des généraux sont en laiton surdoré, ils sont estampés en relief d'un bouclier estampé d'un coq gaulois avec couronne de lauriers posé sur un faisceau de licteur coiffé d'un casque empanaché, avec en arrière plan un faisceau de drapeaux et le fuseau de Jupiter ailé. Ces boutons sont montés sur laiton.
Les devants de l'habit, les pans à l'arrière, le collet et les parements ont une broderie de 5,4 cm de largeur y compris la baguette dentelée, en partie haute cette broderie augmente pour atteindre 14 cm ; au niveau des épaules, la broderie se réduit à 1,8 cm.
Sur le collet et les parements, la broderie est complétée d'une seconde branche de feuilles de chêne distinguant le grade de général de division. L'ensemble de cette broderie mesure 6,3 cm sur le collet et 6,2 cm sur les parements. Cette broderie représente une branche de chêne, elle est faite en fils d'argent doré, au passé, avec des paillettes très petites sur la cote des feuilles et sur la baguette. Le corps de la branche et le filet de la baguette sont brodés en frisures de torsades.
Dans les quatre angles des revers du pan arrière, est directement brodée sur le drap d'uniforme une bombe ailée enflammée en fils, sequins, paillettes et passementeries et fils de soie écarlate. H 6,2 cm, largeur 4 cm.
Au niveau des épaules, près du collet est cousu un petit passant en drap bleu destiné à recevoir le crochet des épaulettes. Près de l'emmanchure des épaules, un passant d'épaulettes en drap bleu, entièrement brodé en fils dorés (longueur environ 9,5 cm, largeur 1,5 cm) est cousu.
À l'arrière, deux fausses poches à trois pointes verticales sont entièrement brodées (largeur 6 cm en partie basse, 8,5 cm en partie haute), chaque pointe est garnie d'un gros bouton d'uniforme. De même le noeud de taille est brodé de feuilles de chêne complétées de deux boutons d'uniforme.
La doublure intérieure en drap bleu national est complétée de soie noire au niveau du dos et des manches.
À l'avant, au niveau de la poitrine sur le côté gauche, huit petits passants tissés en fils de soie noire de 1 cm de large sont cousus pour recevoir les différents insignes et décorations.

État proche du neuf, quelques infimes trous de mites, les broderies et les dorures ont gardé tout leur éclat.

France.

Monarchie de Juillet.

PROVENANCE :
Cet uniforme provient de la vente des souvenirs historiques de la succession du Prince Henri d'Orléans, comte de Paris, le 30 octobre 2010 à l'Hôtel des Ventes Drouot à Paris, Étude Nicolay, lot n° 182.

BIOGRAPHIE :
Henri d’Orléans, duc d’Aumale, né le 16 janvier 1822 à Paris et mort le 7 mai 1897 à Giardinello (Italie), prince du sang de la maison d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe, est un militaire et un homme politique français, qui a notamment été gouverneur général de l'Algérie et à ce titre a participé à la reddition d'Abd el-Kader en décembre 1847.
Il a également été l'un des premiers bibliophiles et collectionneurs d’art ancien de son époque.

Enfance
Il est le cinquième et avant-dernier fils de Louis-Philippe Ier, roi des Français, et de Marie-Amélie de Bourbon, princesse des Deux-Siciles.

L'affaire de l'héritage du prince de Condé (1830)
En 1830, à la mort du dernier prince de Condé, son parrain, qui l'a institué son légataire universel, il hérite, à huit ans, de l'énorme patrimoine de cette lignée, estimée à 66 millions de francs-or, produisant 2 millions de revenus annuels. Cet héritage comprend ce qui est considéré comme le plus important patrimoine foncier français, dont le domaine de Chantilly (Oise) et d'immenses forêts en Thiérache (Aisne).
Le député d'extrême-gauche Eusèbe de Salverte interpelle le Ministère sur le paiement des droits de cette succession.
Le directeur de l'Enregistrement, Jean-Louis Calmon, répond que ces droits n'avaient pas encore été réglés, « le Gouvernement accordant toujours des délais pour l'acquittement des droits lorsqu'il est constaté que les héritiers n'ont pas les moyens de les acquitter. […] c'est ici le cas, ces droits s'élevant à plus de quatre millions. Il ne s'est trouvé dans la succession aucune valeur mobilière. Les liquidateurs de la succession ont cherché à contracter un emprunt sans y parvenir ; ils viennent de mettre en vente neuf mille arpents de bois et, avant peu de temps, les droits seront réglés ».
Formation
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Il fait ses études secondaires au collège Henri-IV à Paris, puis entre dans l'armée à seize ans.

La Monarchie de Juillet
Carrière militaire : l'Algérie (1840-1847)Le duc d'Aumale attaque la Smalah à Taguin le 16 mai 1843 par Édouard Detaille.
Sous-lieutenant en 1839, il part pour l'Algérie en 1840 et participe au combat de l'Affroun (27 avril), mais doit rentrer en France l'année suivante pour raison de santé, avec le grade de lieutenant-colonel du 17e Léger.
Il revient en Algérie en septembre 1842 avec le grade de maréchal de camp (général de brigade) et se distingue lors de la prise de la smala d'Abd El-Kader (16 mai 1843).
À la suite de cette campagne, il est promu lieutenant-général (général de division) le 3 juillet 1843 et nommé commandant de la province de Constantine. Il dirige l'expédition de Biskra (1844) et prend part à la pacification de l'Aurès : à la tête des légionnaires du colonel Mac Mahon, il enlève la position de M'Chouneche.

Son mariage et ses enfants
Marie Caroline de Bourbon (1822-1869)
En 1844, il épouse sa cousine germaine Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, princesse des Deux-Siciles. Ils ont sept enfants, dont deux fils seulement atteignent l'âge adulte :
Louis-Philippe Marie Léopold (Saint-Cloud, 15 novembre 1845-Sydney, 24 mai 1866), titré prince de Condé ;
François Louis Philippe Marie (Twickenham, 5 janvier 1854-Paris, 25 juillet 1872), « duc de Guise ».
La rumeur a couru que Gustave Macon (1865-1930), secrétaire particulier du duc d'Aumale était son fils naturel, alors qu'il est né lors de l'exil du duc en Angleterre.

Gouverneur général de l'Algérie (septembre 1847-février 1848)
Il succède à Bugeaud comme gouverneur général de l'Algérie le 21 septembre 1847.
Le 24 décembre 1847, à Nemours, près de la frontière marocaine, il vient recevoir la reddition d'Abd el-Kader. Il confirme l'engagement pris la veille par le général Lamoricière, commandant de la division d'Oran, que l'émir serait conduit à Alexandrie ou à Saint-Jean d'Acre, engagement qui ne sera pas respecté, compte tenu de la situation politique en France.

L'exil en Angleterre
Il se démet de ses fonctions après la Révolution de 1848 et s'exile en Angleterre (24 février 1848) où dès la mort de Louis-Philippe Ier (1850), il s'installe à Orleans House, près de Twickenham.
C'est un « grand château de style disparate plus confortable que fastueux, où son père avait vécu pendant l'émigration; ses frères occupaient aussi des appartements dans l'immense demeure. Un beau parc, la Tamise tout près, la possibilité d'installer une bibliothèque, un asile de méditation, une « réception » assez vaste pour pouvoir créer une atmosphère accueillante : un nom français adopté d'emblée ».
« Il est riche, il est laborieux (…) très bien vu dans le grand monde anglais… Parmi les princes d'Orléans, c'est le seul dont la vie soit bien arrangée, et qui s'en arrange » (François Guizot, 1847).
Plusieurs photographies de cette maison et du duc, seul ou en groupe, sont reproduites dans L'Album de famille de son arrière-petit-neveu homonyme Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris5. De même qu'un des douze clichés pris en juin 1864 par le photographe Camille Silvy (1834-1910), sous le no 61 du catalogue de l'exposition L'art anglais dans les collections de l'Institut de France.
Sa résidence est voisine du célèbre Strawberry Hill, ancienne demeure néo-gothique d'Horace Walpole, esthète et collectionneur; le duc devint ami intime de sa propriétaire, Frances, épouse du 7e comte de Waldegrave, descendant des héritiers de Walpole, qui lui légua en 1879 un double portrait que celui-ci commanda à Reynolds en 1761.
Durant cette période, il s'adonne à l'écriture de récits historiques. Il est notamment l'auteur d'une Histoire des princes de Condé et de recherches sur La Captivité du roi Jean et Le Siège d'Alésia, ainsi que d'études sur Les Zouaves, Les Chasseurs à pied et L'Autriche, parues dans la Revue des deux Mondes.
Cependant dès le début de son exil il écrivait à son professeur et ami Guérard : « L'Angleterre me pèse, et les Anglais encore plus. La lourde verdure du pays l'excédait, il avait soif d'une lumière nette, d'un paysage aux lignes dépouillées », et en 1853 il acquit du prince de Partanna le domaine du Zucco à l'ouest de Palerme, soit « 16 000 hectares produisant du miel, un vin précieux - gardé jour et nuit - 10 000 caisses de citrons et 500 à 600 quintaux d'olives (...) Des bois d'oliviers centenaires, des arbres de Judée, des cactus hérissés, d'étranges résineux, l'arôme des citronniers, des orangers, des buis, des lauriers, des caroubiers, des amandiers, une maison fort simple, vaste mais sans luxe, une enfilade de salles basses blanchies à la chaux (où) régnait une fraîcheur perpétuelle, un paradis où il s'épanouissait. »

En 1861, dans une brochure intitulée Lettre sur l'histoire de France adressée au prince Napoléon, il réplique vivement au prince Napoléon, cousin de Napoléon III, qui, dans un discours au Sénat le 1er mars, avait attaqué les membres des familles royales accusés de trahir « leur drapeau, leur cause et leur prince pour se faire une fallacieuse popularité personnelle ». La brochure est saisie, l'éditeur et l'imprimeur condamnés.

En 1865, le gouvernement impérial s'oppose également à la publication de l’Histoire des princes de Condé, qui paraît finalement en 1869.

Le retour en France (1872)
En septembre 1870, il apprend à Bruxelles de Jules Claretie le désastre de Sedan et assiste impuissant à la déroute de l'armée française ; après avoir offert de combattre, il revient en France avec son frère le prince de Joinville, mais ils sont reconduits au bateau.
Le 8 février 1871 il est élu député de l'Oise, comme son frère dans la Haute-Marne, mais l'hostilité de Thiers les poursuit.
Fin 1871, les lois d'exil de Napoléon III sont rapportées.

Reprise de sa carrière militaire (1872-1879)
Réintégré dans l’armée en 1872 avec le grade de général de division, il est nommé en septembre 1873 commandant du 7e corps d'armée à Besançon.
Le peintre et caricaturiste André Gill (1840-1885) l'a représenté au premier plan à droite de son dessin-charge intitulé La Délivrance, évoquant l'emprunt de 3 milliards lancé par Thiers en juillet 1872 pour libérer des Prussiens le territoire national, aux côtés de l'ex-empereur tenant l'aigle déchu, et du comte de Chambord.
Après la chute de Thiers le 15 mai 1874, sollicité, il accepte l'intérim créé par la loi du septennat pour proroger le mandat de Patrice de Mac Mahon, duc de Magenta, en faveur du projet de restauration monarchique de son cousin le comte de Chambord, petit-fils de Charles X, mais sa candidature est récusée par la droite.
En 1879, il est touché par la série de mises à pied qui provoque la démission de Mac Mahon, mais son amitié avec Gambetta lui vaut d'être nommé inspecteur général de l'Armée, ce qui est son dernier rôle comme militaire.

Le procès de Bazaine (1873)
Le 6 octobre 1873 il préside, en qualité de doyen des généraux de division, au Grand Trianon de Versailles le conseil de guerre qui juge le maréchal Bazaine - commandant en chef des armées le 13 août 1870 - qui le 17 octobre tente d'expliquer sa capitulation de Metz du 27 octobre 1870 : « Je n'avais plus de gouvernement (légal); je n'étais dirigé par personne, je n'étais plus dirigé que par ma conscience... », à quoi le prince répliqua le fameux : « La France existait toujours ».
Le prince obtint du président de la République que la peine capitale soit commuée en vingt ans de détention à la demande des membres même du Conseil de Guerre: "Vous vous unirez à nous, Monsieur le Président de la République, pour ne pas laisser exécuter la sentence que nous venons de prononcer."
En 1879, nommé inspecteur général des corps d'armée, il reste en disponibilité. Avec les autres princes de la famille qui appartiennent à l'armée, il est placé en non-activité par retrait d'emploi en 1883 et rayé des cadres de l'armée en 1886. Il quitte la France une seconde fois en raison de la loi d’exil de 1886.
« Le duc d'Aumale, il n'y a qu'un mot pour le décrire : c'est le type du vieux colonel de cavalerie légère. Il en a l'élégance svelte, l'apparence ravagée, la barbiche grisâtre, la calvitie, la voix brisée par le commandement »
(Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 1874).

Le legs à l'Institut de France (1886)
En 1886, le duc d'Aumale, membre de l'Institut de France depuis 1871, veuf et sans descendants directs vivants, lègue son domaine de Chantilly (Oise) et ses précieuses collections à l'Institut sous réserve qu'à sa mort, le musée Condé soit ouvert au public, que sa présentation soit préservée et que les collections ne puissent être prêtées. Le musée Condé sera ouvert au public moins d'un an après sa mort, le 17 avril 1898.
Selon le souhait du duc d'Aumale, les ressources du domaine permettent de faire fonctionner, d'entretenir et de restaurer cet immense patrimoine.
« Chantilly, tel que l'a voulu le duc, apparaît comme une Atlantide toujours accessible (...) mieux que des chefs-d'œuvre, une œuvre d'art totale ».

Second exil et retour
Le duc d'Aumale photographié par Alphonse Liébert.
La loi de 1886 contre les familles royales de France
En 1886, le général Georges Boulanger (1837-1891), ministre de la Guerre depuis le 7 janvier, entreprend de transformer l'armée dite de métier en armée nationale.
Le 11 juin, la seconde loi d’exil est votée à la suite de la retentissante réception de fiançailles de la princesse Amélie d'Orléans à l’hôtel de Galliera à Paris le 15 mai; empêché de passer rue de Varenne par la longue file de voitures, l'impatient Georges Clemenceau aurait alors dit à Léonide Leblanc, maîtresse du duc - et qui fut la sienne - : « Dites-lui de se méfier. Au pavé qu'on va jeter dans la mare de sa famille, il pourrait bien être éclaboussé »
En juillet il est rayé des cadres sur proposition de Boulanger par Jules Grévy, à qui il écrit : « il m'appartient de vous rappeler que les grades militaires sont au-dessus de vos atteintes », avant d'être expulsé en Belgique par le directeur de la Sûreté le 14.
Une demande collective pour le rappel du prince exilé est adressée en 1888 au gouvernement.

Le retour de 1889
Il est autorisé à rentrer en France par décret de Sadi Carnot du 8 mars 1889. Le décret de bannissement est rapporté le 7 juin 1889.
À son retour en 1889, il est élu académicien des Sciences morales et politiques le 30 mars. Il est nommé directeur de l'académie de Besançon, docteur honoraire de l'Université d'Oxford et membre de l'Académie royale de Bruxelles. De 1893 à 1897, il dirigea la Société de Secours aux Blessés Militaires (S.S.B.M.), devenue depuis 1940 la Croix-Rouge française.
Il fit construire dans la station thermale de Saint-Honoré-les-Bains, deux villas, véritables petits castels dénommés : Le Pavillon Rose et Le Pavillon Blanc, aujourd'hui transformées en gîtes.

Mort et funérailles
« Au printemps de 1897, il était venu passer quelques jours au Zucco (où) la mort l'a emporté par surprise, et aucune de ses volontés suprêmes n'a pu être exécutée. Il serait mort de crise cardiaque peu après avoir rédigé une vingtaine de lettres de condoléances à des familles de la noblesse endeuillées par l'incendie du Bazar de la Charité. Mais des mains pieuses ont enveloppé son cercueil du drapeau tricolore à l'ombre duquel son père et lui avaient combattu et qu'il faisait flotter sur sa maison d'exilé ». Deux photographies du duc âgé et sur son lit de mort sont reproduites dans l'Album de famille du Comte de Paris.
Le 14 mai, après avoir remonté de Palerme toute l'Italie, le corps arriva à la gare de Lyon de Paris et reçut le 17 mai lors des obsèques à La Madeleine, à la demande des siens, les honneurs militaires dus à un grand-croix de la Légion d'honneur. Mais pour un ancien général rayé du cadre de réserve, cet hommage ne comprenait ni musique ni défilé, réservés aux officiers généraux en activité… or, à l'issue de la cérémonie, venant du boulevard Malesherbes, défilèrent devant le catafalque au rythme de la marche Sambre et Meuse des troupes en tenue de parade commandées par le général Leloup de Sancy de Rolland, qui salua le cercueil de l'épée.
Ce fut là l'ultime geste public envers celui à qui Victor Hugo, son confrère à l'Académie, lui-même exilé par Napoléon III, écrivait : « Pour moi, votre royauté a cessé d'être politique, et maintenant est historique. Ma République ne s'en inquiète pas. Vous faites partie de la grandeur de la France et je vous aime » dans sa réponse à la notice du duc succédant au comte de Cardaillat à l'Académie des Beaux-Arts le 17 juillet 1880.
Proscrit deux fois par le gouvernement de son pays, cet ami des Arts patriote, par un geste généreux, changea néanmoins son testament en donation sous réserve d'usufruit (28 août 1886) afin d'enrichir le patrimoine national d'un trésor artistique unique. « On célèbre à Chantilly une présence invisible et toujours vivante, malgré le temps ».
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