HABIT DE CÉRÉMONIE DU MARÉCHAL MONCEY, DUC DE CONEGLIANO, MONARCHIE DE JUILLET.

HABIT DE CÉRÉMONIE DU MARÉCHAL MONCEY, DUC DE CONEGLIANO, MONARCHIE DE JUILLET.

Habit en drap bleu national doublé de même, sans revers, boutonnant droit sur la poitrine jusqu'à la ceinture, dégageant sur le côté de la cuisse et non croisé par derrière. Le collet est en drap bleu national de 9 cm de haut. Les parements de même drap sont coupés, H 8,5 cm, ils se ferment par dessous par deux petits boutons d'uniforme en laiton doré (diamètre 1,6 cm).
Les pans sont tombants, repliés et cousus sur eux-mêmes.
À l'avant sur le côté droit, l'habit est garni de neuf gros boutons d'uniforme, placés à distance égale depuis la naissance du collet jusqu'à la hauteur de la ceinture, un à chaque hanche.
Boutons d'uniforme de maréchal de France en laiton surdoré demi-bombés représentant deux bâtons de maréchal de France avec semis d'étoiles noués entre eux par un ruban encadrés de deux branches de laurier sur fond strié horizontalement (diamètre 2,4 cm).
Les devants de l'habit sont entièrement brodés d'une branche de feuilles de chêne s'élargissant vers le haut, mesurant, y compris la baguette dentelée, 9 cm de large au bas de l'habit jusqu'à 17 cm au niveau de la poitrine. Les pans à l'arrière ont la même broderie de 9 cm de large en partie haute terminant à 1 cm en partie basse. Sur le collet et les parements, la broderie est complétée de deux autres branches de feuilles de chêne identifiant le grade de maréchal de France : la broderie fait 9 cm de large sur le collet et 8,5 cm sur les parements ; sur les revers du pan arrière, la broderie est décroissante vers le haut, de 9 cm à 1 cm. Cette broderie représente une branche de chêne, elle est faite en fils d'argent doré, au passé, avec des paillettes très petites sur la côte des feuilles et sur la baguette. Le corps de la branche et le filet de la baguette sont brodés en frisures de torsades.
Dans les quatre angles des revers du pan arrière, est directement brodé sur l'habit l'insigne de maréchal de France composé de deux bâtons de maréchaux croisés à semis d'étoiles, brodés en cannetilles et survelours, et liés entre eux par un ruban simulé en broderie et sequins d'or. H 5,6 cm, largeur 5 cm.
À l'arrière de l'habit, deux poches verticales à trois pointes sont figurées ; elles mesurent 9 cm en partie basse et 15 cm en partie haute, entièrement brodées d'une feuille de chêne avec baguette d'encadrement moulurée. Chaque pointe des poches est garnie d'un gros bouton d'uniforme. À l'arrière de l'habit, à la taille, sont placés deux gros boutons d'uniforme avec broderie de feuilles de chêne sur l'habit.
L'intégralité des coutures de l'habit, « les 3 coutures de l'arrière », « les 2 coutures à l'avant et à l'arrière des manches », « les coutures supérieures et inférieures des emmanchures », sont entièrement brodées d'une feuille de chêne de 5 cm de large sans baguette d'encadrement.
Sur les épaules, est fixé à la base du col un bouton d'uniforme petit module (diamètre 1,6 cm) destiné à fixer l'épaulette. Près de l'emmanchure des épaules, un passant d'épaulettes en drap bleu, entièrement brodé en fils dorés (longueur environ 9 cm, largeur 1,5 cm) est cousu.
La doublure intérieure en drap bleu national est complétée de soie blanche au niveau du dos et des manches.
À l'avant de l'habit, sur la partie gauche, au niveau des deuxième et troisième boutonnières en partant du haut, sont cousues quatre petites brides en fils de soie ivoire destinées à recevoir le port des décorations.

Très bon état de conservation, oxydation d'usage des broderies mais qui ont gardé leur couleur or, quelques trous de mites et petites déchirures aux emmanchures, les bâtons de maréchaux brodés au bas des retroussis sont oxydés.

France.

Monarchie de Juillet.

PROVENANCE :
Ancienne collection Pierre-Maxime Glain, vendue à Angers le 25 janvier 1981, chez Maîtres Henri Martin et Jean-Philippe Courtois, lot n° 89 du catalogue.

BIOGRAPHIE :
Né le 31 juillet 1754 à Moncey (paroisse de Palise) en Franche-Comté, d'un avocat au parlement de Besançon, Bon Adrien Jannot de Moncey se montre dans son jeune âge un enfant turbulent et indiscipliné. A quinze ans, il s'évade du collège et s'engage dans l'armée ; son père le rachète ; il récidive. Cette fois, c'est de son plein gré qu'il quitte le service, quelques mois plus tard, avant de rempiler dès 1774 dans la gendarmerie. Quand il y atteint le grade de lieutenant, en 1785, il voit, comme tant d'autres, sa carrière bloquée par ses origines non nobles.
En 1789 il achète au marquis du Cheylard le château de son village natal.
En 1791, Moncey s'engage à nouveau, cette fois dans un régiment de volontaires, qui l'élit capitaine. On l'affecte à l'armée des Pyrénées-Occidentales de 1793 à 1795. Il s'y fait si bien apprécier des représentants en mission qu'ils le nomment général de brigade le 18 avril 1794, général de division et commandant en chef de l'armée six mois plus tard.
Après avoir tenté d'échapper à cette responsabilité qu'il juge écrasante – mais sa lettre au Comité de Salut public reste sans effet – il se résigne à l'assumer et le fait avec grand succès. Une série de victoires lui permet de repousser les Espagnols derrière l'Ebre et de prendre Bilbao le 17 juillet 1795.
Dénoncé, après le coup d'État du 18 fructidor an V, comme royaliste, ami de Lazare Carnot et de Jean-Charles Pichegru, il est réformé malgré un éloquent mémoire justificatif (26 octobre 1797). Sans emploi pendant les deux années suivantes, il est remis en activité deux mois avant le 18 brumaire et apporte son soutien à Napoleon Bonaparte.
Il fait la campagne d'Italie de 1800 à la tête d'un corps d'armée mais s'entend très mal avec Guillaume Marie-Anne Brune d'abord, avec Joachim Murat ensuite, sous les ordres de qui il refuse de servir.
Le 3 décembre 1801, Bon Adrien Jannot de Moncey est nommé inspecteur général de la gendarmerie, ce qui fait de lui l'égal du ministre de la police. A ce titre, il dispose de ses propres services d'espionnage, de fonds secrets dont il ne doit compte qu'au Premier consul Napoléon Bonaparte, d'un accès direct à celui-ci, sans passer même par le secrétaire d'État, le tout dans une époque particulièrement riche en complots.
Maréchal en 1804, Grand Aigle de la Légion d'Honneur en 1805, il est envoyé en Espagne au début de 1808, y remporte quelques victoires qui lui valent d'être créé duc de Conegliano le 2 juillet, dirige le siège de Valence (septembre) et commence le second siège de Saragosse en décembre.
Il rentre en France en 1809 et commande diverses armées de réserve jusqu'en 1813.
Le 30 mars 1814, commandant en second de la garde nationale parisienne, il défend héroïquement la barrière de Clichy contre les Russes puis, après la capitulation, rassemble les débris de ses troupes et les ramène à Fontainebleau.
Pair de France sous la première Restauration, pair de France sous les Cent-Jours, il perd ce titre lors du second retour de Louis XVIII.
Désigné pour présider le conseil de guerre chargé de juger Michel Ney, il adresse au roi une magnifique lettre de refus : « Sire, placé dans la cruelle alternative de désobéir à Votre Majesté ou de manquer à ma conscience, j'ai dû m'en expliquer à Votre Majesté. Je n'entre pas dans la question de savoir si le maréchal Ney est innocent ou coupable... C'est au passage de la Bérésina, Sire, c'est dans cette affreuse catastrophe que Ney sauva les débris de l'armée ; et j'enverrais à la mort celui à qui tant de Français doivent la vie !... Non, Sire, s'il ne m'est pas permis de sauver mon pays, ni ma propre existence, je sauverai au moins l'honneur (...) ».
Cette lettre lui vaut destitution de tous ses grades et condamnation à trois mois de prison à la forteresse de Ham. Le commandant de la forteresse, un prussien, ayant décliné le honteux honneur d'être « le geôlier des gloires de la France », Moncey s'installe pour la durée de sa peine dans l'auberge qui fait face à la prison. On prétend que la musique du régiment prussien y vient chaque jour lui donner la sérénade. Il se renferme ensuite dans son château de Baillon, près de Luzarches, affectant de se considérer toujours comme prisonnier. Le 3 juillet 1816, le roi, se sentant ridicule, lui rend discrètement son bâton. La pairie suit en 1819.
En 1823, septuagénaire, le duc de Conegliano retrouve le commandement d'un corps d'armée lors de l'expédition d'Espagne. A sa tête, il conquiert la Catalogne, prend Barcelone, Tarragone et Hostalrich.
En 1833, après la mort de Jean-Baptiste Jourdan, il devient Gouverneur des Invalides et y accueille, le 15 décembre 1840, les cendres de Napoléon. Après avoir embrassé la poignée de l'épée de Napoléon, ce vieil homme de quatre-vingt sept ans, qui supplie depuis des jours ses médecins de le faire vivre assez pour « recevoir l'Empereur » a ce mot qui marque la fin d'une époque : « A présent, rentrons mourir. »
Il s'éteint le 20 avril 1842 et est inhumé aux Invalides, dans la crypte des gouverneurs de la cathédrale Saint-Louis.
Référence : www.napoleon-empire.net

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