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SABRETACHE DU 2ème RÉGIMENT DE HUSSARDS OU DE GARDES D'HONNEUR, Premier Empire (1813-1815).

Vendu
SABRETACHE DU 2ème RÉGIMENT DE HUSSARDS OU DE GARDES D'HONNEUR, Premier Empire (1813-1815).

En cuir verni noir (H 32,5 cm, largeur en partie haute 22 cm, largeur en partie basse 29 cm). Elle est bordée d'un jonc en cuir plié à cheval et cousu sur la bordure extérieure.

En son centre, une aigle impériale en laiton plaquée argent et bourrée à l'étain sur face arrière tenant dans ses serres le fuseau de Jupiter étincelant (H 10,7 cm, largeur 10,3 cm). Elle est surmontée d'une couronne impériale de même métal (H 3,3 cm, largeur 3,7 cm). En dessous, le chiffre « 2 » du même métal mesure 4,2 cm de haut et 2,8 cm de large. Ces trois éléments sont de très grande qualité de finition et correspondent au modèle précis utilisé au 2ème régiment ; ils sont fixés au moyen de pattes en laiton soudées à l'arrière dans lesquelles un lacet est passé du côté intérieur de la sabretache.

À l'intérieur de la pattelette, une poche en cuir ciré noir, doublée à l'intérieur de toile écrue, est aménagée. Elle ferme par un bouton roulé en cuir.

En partie supérieure, trois anneaux de suspension en laiton (diamètre extérieur 3,5 cm, épaisseur 0,4 cm).

France.
Premier Empire (1813-1815).
Exceptionnel état de conservation, proche du neuf.

PROVENANCE :
Cet exemplaire provient de l'ancienne collection Saint-Aubin à Paris au début du XXème siècle, puis la collection Pierre-Maxime Glain, collection dispersée le dimanche 23 novembre 1980 à Angers, par Maîtres Henri Martin et Jean-Philippe Courtois, n° 75 du catalogue, illustré page 19. Cette sabretache a été reproduite dans le numéro hors série ABC Collection de septembre 1981 « Militaria - Équipements français du XIXème siècle », page 108.
PROVENANCE :
Ancienne collection Wurtz-Pees, puis Saint-Aubin, et collection privée.
Monsieur Marcel Saint-Aubin, est un collectionneur devenu antiquaire entre-deux-guerres. À ma connaissance aucune biographie ni article n'ont jamais été publiés sur cette personnalité qui est pourtant connue des collectionneurs et très souvent citée dans les provenances d'objets historiques souvent de grande qualité. C'est pourquoi je vais ouvrir mes archives pour faire mieux connaître ce grand connaisseur :
« Mobilisé lors de la Première Guerre Mondiale ainsi que son frère dans l’infanterie, ce dernier fut tué à Verdun. Tous deux partageaient les mêmes goûts pour les souvenirs militaires ; l’un et l’autre dessinaient et publiaient leurs dessins dans la revue « La Giberne » avant 1914.
Après la guerre il s'installe comme antiquaire. En 1926 il habitait au 108 rue de Ménilmontant (Paris 20ᵉ), soit très en dehors des quartiers de prédilection des antiquaires. Son choix portait sur la spécialité qui l’attirait depuis longtemps : la curiosité militaire. L’étincelle qui l’orienta vers cette spécialité, vint de sa première trouvaille : un sabre d’officier de cavalerie légère du Consulat, son premier beau sabre ; il l’appelait son « porte bonheur » et il l’avait toujours conservé.
Le métier d’antiquaire permettait à Saint-Aubin de voir et de posséder quelque temps ces objets tant appréciés. Fin connaisseur, il ne se trompait jamais et ses clients bénéficiaient de sa science. Chercheur passionné, tout ce qu’il découvrit dans sa vie fut étonnamment varié. Silencieux et modeste, il avait un art et une manière qui laissèrent un souvenir impérissable chez les amateurs l'ayant connu.
Comme la plupart des marchands d'objets militaires de cette époque, Marcel Saint-Aubin n’avait pas de magasin. Il recevait dans son appartement, peu d’objets s’y trouvaient et ils n’occupaient qu’une place provisoire. Généralement, comme Paul Jean, il allait chercher les objets qu’il voulait vendre dans la pièce voisine et il les présentait le plus souvent sans rien dire, avec un léger sourire, ou encore si l’objet présenté était vraiment exceptionnel, il disait simplement sans hausser le ton « C’est du nanan … ».
En juin 1940, lors de l’occupation, il part pour Guingamp. Il revint à Paris où il se réinstalla fin 1951, dans la maison qu’il avait acquise, 16 rue Henri Pape, dans le 13e arrondissement, une fois encore, très loin du quartier des antiquaires.
Son amour des objets dont il se séparait se retrouvait jusque dans le soin qu’il apportait à leur emballage. Très adroit de ses mains, il protégeait parfaitement la pièce la plus modeste.
Marcel Saint-Aubin est mort à l’âge de 83 ans, emportant avec lui l’estime de tous ceux qui le connurent, laissant unanimement le souvenir d’un homme ayant de grandes valeurs morales. »
Référence : 4301 00
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