CASQUE D'OFFICIER DE CHEVAU-LÉGERS, Premier Empire (1811-1815). 33649(8677)
Bombe en laiton doré d'environ 11 cm de profondeur, penchée vers l’arrière, forme dite à la minerve, bas garni d’une gouttière de 4 mm de large pour éviter les infiltrations d’eau sous le turban.
Turban se composant d’un bandeau de cuir d’environ 10 mm de haut à l’avant, de 8,7 cm sur les côtés, de 9 cm à l’arrière, recouvert à l'origine d'une peau de panthère véritable aujourd'hui manquante.
Visière en cuir recouverte de peau cerclée d’un jonc en laiton doré plié à cheval sur la bordure extérieure (largeur 6 mm) rivetée par six petits clous de laiton ; elle mesure environ 8,2 cm de long, est cousue au turban et forme son prolongement. Doublure de basane noire.
Couvre-nuque d'environ 4,5 cm de large ; il est identique à la visière. Doublure de basane noire.
Jugulaires formées de deux parties : la mentonnière en cuir souple, gainée de velours noir, recouverte de 16 écailles en cuivre plaqué or, découpées alternativement en 4 ou 3 festons (la plus large mesure 5,5 cm et la moins large 1,7 cm découpée en un seul feston) ; la rosace de forme ronde, en cuivre doré estampé en relief d'une étoile à 5 branches, Ø 6,3 cm.
Porte-plumet de section tubulaire ronde de 5,5 cm de haut formant une patte évasée en haut et en bas retenue au turban par un fil de laiton ; en partie haute, vis de serrage destinée à fixer le plumet.
Cimier en laiton doré avec les décors estampé en relief : H maximale des ailerons 12 cm, chacun d’eux est frappé à l'intérieur d'un caisson de 9 godrons décroissants vers l'arrière et séparés par une feuille d'acanthe, soulignés d'un ruban à bord saillant sur fond sablé. Ce caisson est encadré d'une moulure lisse avec dorure polie à la pierre d'agate. Le haut et le bas de cette moulure sont soulignés d'une moulure saillante torsadée et en partie haute d'une moulure lisse bombée en relief. À l'arrière, est figurée en relief une grande feuille d'acanthe encadrant chaque aileron. Au centre de la partie supérieure des ailerons, est percé un trou qui reçoit une vis avec tête en forme d'ailette destinée à fixer la chenille.
Masque de 3,2 cm de large en son centre ; dans le haut, une tête de méduse surmontée d'un trou permettant le passage d'une vis avec tête en forme d'ailette permettant de fixer la chenille ; partie basse du masque de 5,6 cm de large, soulignant le masque par une palmette en son centre entourée de rinceaux et de palmes ; au centre, deux lances de cavalerie croisées estampées en relief. Masque fixé à la bombe par un rivet en laiton doré et chaque aileron par quatre rivets en laiton doré.
Chenille en crins noirs dépassant du cimier à l'avant d'environ 11 cm pour un diamètre d'environ 13 cm.
Coiffe intérieure composée d’un bandeau de cuir fin (6,5 cm de haut) surmonté d’un bandeau de soie noire (9 cm de haut).
H totale du casque 41 cm.
Très bon état, frottements à la dorure de la bombe, peau ayant perdu ses poils, coiffe intérieure en mauvais état.
Boîte de transport en bois recouvert de papier ciré noir avec poignée et fermetures en acier, intérieur doublé de papier crème.
État moyen, usures et manques du papier extérieur, oxydation des parties métalliques.
France.
Premier Empire (1811-1815).
HISTORIQUE :
" L'Empereur Napoléon voulant rassurer la cavalerie française étonnée, des lances étrangères, et ayant reconnu la toute puissance morale de ses armes pour l'attaque ainsi que leur force matérielle dans les retraites, se décida à la donner à une portion de la cavalerie " (note sur l'Arme des lances, par le colonel de Brack, 1833). À cet effet, le décret du 18 juin 1811 portait création de 9 régiments de chevau-légers.
Le 1er régiment de chevau-légers lanciers, formé avec le 1er régiment de dragons, participa à la campagne de France en 1814 ; il est engagé aux combats de Reims et de Paris, et le 18 juin 1815 il sera présent sur le champ de bataille de Waterloo.
Le 3ème régiment de chevau-légers lanciers, formé avec le 8ème régiment de dragons, fut engagé lors de la campagne de France à Champaubert, Vauchamps et Troyes. Lors de la campagne de Belgique en 1815, il est engagé à Ligny et le 18 juin à Waterloo.
Le 4ème régiment de chevau-légers lanciers, formé avec le 9ème régiment de dragons, est engagé à la campagne de France en 1814 à Champaubert et Vauchamps. En 1815 lors de la campagne de Belgique, il s'illustre sur le champ de bataille de Waterloo où le maréchal des logis ORBAN, se précipitant dans la mêlée, fait prisonnier le général anglais PONSONBY.
Le 5ème régiment de chevau-légers lanciers, formé avec le 10ème dragons, est engagé dans la campagne de France en 1814. Il est présent à la bataille de Montmirail. Lors de la campagne de Belgique en 1815, il est présent sur les champs de bataille de Ligny et de Waterloo.
Le 6ème régiment de chevau-légers lanciers, formé avec le 29ème régiment de dragons, est engagé à la campagne de France. Il participe aux combats de Champaubert, Montimirail, Vauchamps, Arcy sur Aube et Saint Dizier. En 1815, il rejoint le 6ème corps de cavalerie puis la 2ème division de cavalerie légère qui est rattachée au 2ème corps de cavalerie ; il est engagé aux batailles de Fleurus et de Waterloo le 18 juin.
Le 9ème régiment de chevau-légers lanciers, créé avec le 30ème régiment de chasseurs à cheval, est engagé à la campagne de France en 1814 à la bataille de Vauchamps.
Référence :
33649(8677)