PORTE-MANTEAU DU LIEUTENANT-COLONEL COTTIN DE MELVILLE DU 3e ZOUAVE, 1850-1870.

Vendu
PORTE-MANTEAU DU LIEUTENANT-COLONEL COTTIN DE MELVILLE DU 3e ZOUAVE, 1850-1870.

En cuire beige, de forme cylindrique, doublé de toile.

Très bon état.
Seconde partie du 19° Siècle.

Ce porte-manteau appartint au Lieutenant-Colonel COTTIN DE MELVILLE, officier au 3e Régiment de Zouave qui participa entre autre, sous les ordres du Général DRUDE, à la première bataille de Crouy, ville de l'Aisne en Picardie, en septembre-octobre 1914.
Voici un bref résumé de l'historique du régiment illustrant cette bataille :
"Le reste du 3e bis de Zouaves passe à son tour, à la faveur des ténèbres, car la passerelle et le pont sont sous le feu de l'artillerie allemande. Dans la matinée du 14 Septembre, le régiment se porte, par Saint-Paul, dans la direction de CROUY et de la cote 132, pour prolonger la droite de la 90e Brigade.
D'un bout à l'autre du front de la 45e D. I., la progression est suspendue. Favorisée par la configuration du terrain, la résistance de l'ennemi est opiniâtre, en particulier à la Ferme LAPERRIÈRE, ancienne Commanderie de MALTE, dont les murs épais, dissimulés par des bois, présentent des abords creusés de profondes carrières qui constituent un obstacle contre lequel, à de nombreuses reprises, les efforts des assaillants viendront se briser.
Le régiment se retranche au pied de la Cote 132, et met en état de défense, les avancées et les lisières Nord du Village de CROUY, qui devient, dès lors, le but du tir systématique de l'artillerie ennemie. Les unités de réserve organisent, pendant ce temps, un point d'appui à Saint-Paul, dont les murs du Parc sont crénelés et prolongés par des tranchées.
Du 13 Septembre à la fin du mois, l'action défensive des Allemands, par un large emploi de l'artillerie, s'accuse de plus en plus, notamment dans les journées des 14, 15, 18 et 23 ; les éclats d'obus font de nombreuses victimes parmi les Zouaves.
Le 18, le Régiment avait perdu près de la moitié de son effectif ; il s'était produit dans ses rangs, des vides que ne parvenaient pas à combler les renforts fournis, à plusieurs reprises, par le dépôt de SATHONAY.
Le 23 Septembre, la 45e D. I. fait, pour escalader les hauteurs de la rive droite de l'Aisne, un nouvel effort qui se traduit par un violent combat. Pendant que la gauche du 3e bis de Zouaves assure la garde des tranchées au Nord le CROUY, sous la direction du Lieutenant-Colonel de MELVILLE, conformément aux ordres du commandement, la droite (six Compagnies et les . mitrailleuses avec le Colonel), s'établit dans la direction du Sud-est, essayant de combler, en parties, l'énorme vide qui la sépare, de ce côté, des Anglais postés sur les pentes au Nord-ouest de BUCY‑LE‑LONG ; cette fois encore l'objectif est la Ferme de LAPERRIÈRE. Un épais brouillard favorise, au début, le prise des formations de combat, au pied des hauteurs, et les Zouaves peuvent arriver, en silence, jusqu'à mi-pente sans être vus.
Mais, vers huit heures, le soleil se découvre soudain, le brouillard disparaît et, aussitôt, de tous les côtés à la fois, le feu des mitrailleuses et des canons allemands converge sur nos unités ; cloués sur place, les Zouaves s'accrochent au terrain et ne reculent. pas d'une semelle.
La veille, les indices recueillis par le service de renseignements ayant fait prévoir une contre-offensive ennemie, le Général de Division DRUDE avait recommandé aux Zouaves « de tenir ferme ».
Se conformant sans réserve à cette prescription et à l'ordre mémorable lancé le 5 Septembre par le Généralissime, le Régiment se fait décimer sur place, sans lâcher un pouce du terrain conquis. A 18 heures, il avait perdu e tiers de l'effectif engagé.
Grièvement blessé le matin., le Colonel FRANCEZ est encore atteint l'après-midi. Plusieurs Compagnies n'ont plus d'Officiers ; dans l'une d'elles, tous les Sous-Officiers eux-mêmes sont tombés ; mais les Zouaves tiennent toujours.
Les fluctuations de la relève avaient mis ce jour-là lé Régiment sous les ordres du Général QUIQUANDON : « Vos Zouaves ont été superbes de crânerie, écrit-il au Colonel en plein combat, je suis fier d'avoir eu l'honneur de commander aujourd'hui une pareille troupe, adressez-leur toutes mes chaudes félicitations ».
Vers 21 heure, le Colonel FRANCEZ, qui avait dû remettre le commandement au Lieutenant-Colonel COTTIN DE MELVILLE, était évacué. Le 15 octobre suivant il était cité, en ces termes, à l'ordre de l'Armée: « Dans un violent combat, n'a pas hésité à se porter en avant de sa personne ; a donné à tout son régiment le plus bel exemple de bravoure et de stoïcisme sous le feu d'artillerie et de mitrailleuses, a électrisé ses hommes ».
Le 27 Septembre, le Lieutenant-Colonel ANCEL était nommé au commandement du 3e bis de Zouaves.
Le réduit de LAPERRIÈRE devait tenir longtemps encore. Le 28 Septembre se produit l'attaque de la ferme voisine : La SOUS-PERRIÈRE, où le Régiment devait encore laisser de nombreux morts."

Seconde partie du 19° Siècle.
Référence : 10188


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