SABRE DE DRAGON DU DUCHÉ DE BADE, MODÈLE DE 1780, VERS 1780-1800.

SABRE DE DRAGON DU DUCHÉ DE BADE, MODÈLE DE 1780, VERS 1780-1800.

En usage sous le margraviat de Charles I° Frédéric de Bade-Durlach. Monture de laiton à quatre branches, calotte longue et poignée de bois et cuir sans filigrane. Forte lame à dos et pans-creux de 87 cm dépourvue de marquage. Fourreau de cuir fort à trois garnitures de laiton et deux anneaux de bèlières en fer. Cravate en cuir.

Très bon état, légère oxydation d'usage à la lame.

Allemagne.

Fin 18ème siècle, vers 1780-1800.


Charles Ier Frédéric de Bade (Charles-Frédéric de Bade), né le 22 novembre 1728 à Karlsruhe, décédé le 10 juin 1811 à Karlsruhe. Succédant à son grand-père Charles-Guillaume de Bade-Durlach, il est margrave de Bade-Durlach en 1738, puis, ayant rassemblé sous son nom l'ensemble des possessions de sa Maison par héritage en 1771, margrave de Bade. Devenu électeur de Bade par le recès d'Empire en 1803, il est élevé à la dignité grand-ducale par l'empereur des Français en 1806.

Biographie
Il est fils de Frédéric de Bade-Durlach et de Anne Charlotte Amélie d'Orange-Nassau (en), fille du prince Jean Guillaume Friso d'Orange, statthouder des Provinces-Unies et de Marie Louise de Hesse-Cassel qui assuma avec talent la régence pour son fils.

Charles-Frédéric de Bade est cité comme le type même du despote éclairé de l'ère des Lumières pour sa juste conduite dans ses États de Bade.

Il hérite à l'âge de 10 ans en 1738 des États de Charles-Guillaume, son grand-père, y joint les domaines de Baden-Baden, qui lui échoient par succession en 1771, et est élevé en 1803 au rang d'électeur de l'Empire.

Régnant d'abord sous la régence de sa grand-mère Madeleine de Wurtemberg, il fut proclamé majeur et marié à Caroline-Louise de Hesse-Darmstadt en 1746.

Il crée des universités, fait développer l'urbanisme, interdit l'usage de la torture dans son margraviat en 1763, l'esclavage en 1783. Son union était heureuse et trois fils en naquirent. L'avenir du margraviat semblait assuré.

Révolution et Fiançailles
Mêlé aux événements de la Révolution française, il accueille sur ses terres les émigrés Français et notamment le duc d'Enghien, ex-prince du sang, un temps fiancé à sa fille aînée Caroline, avant que la tournure des évènements lui fasse annuler les fiançailles. Le prince qui réside à Ettenheim sera plus tard enlevé illégalement par les sbires du futur Napoléon Ier, jugé et exécuté sommairement en 1804.

Dans le même temps, le margrave marie brillamment ses petites-filles : en 1793, Louise-Augusta a été choisie par la tsarine Catherine II de Russie pour épouser le futur tsar Alexandre Ier, en 1797, Caroline, déjà citée, épouse le futur Maximilien Ier de Bavière tandis que sa sœur Frédérique épouse Gustave IV Adolphe de Suède.

Du margraviat au grand-duché
Le Traité de Lunéville fait perdre à Charles-Frédéric ses possessions sur la rive gauche du Rhin, mais grâce à la politique menée par son ministre le Baron (Freiherr) Sigismund von Reitzenstein, le margrave en est amplement dédommagé par le premier consul puis empereur des Français Napoléon Ier qui agrandit ses États en lui attribuant le temporel des évêchés de Constance, Bâle, Strasbourg, Spire, le Brisgau Autrichien, l'Ortenau, lui donne la dignité électorale par le recez de 1803 puis après la dissolution du Saint-Empire en 1806, le titre de grand-duc.

En effet, Napoléon Ier souhaitait faire des états du sud de l'Allemagne des « états-tampon » entre la France et l'Autriche. Dans ce but, l'empereur des Français accorde au petit-fils et héritier du grand-duc, le prince électoral Charles-Louis-Frédéric, la main de sa fille adoptive, Stéphanie, fille de Claude de Beauharnais, qui apporte en dot la rive droite de l'ex-Palatinat Électoral (avec Heidelberg, Mannheim et Schwetzingen).

Il faut également compter Johann Nicolaus Friedrich Brauer parmi ses conseillers importants du souverain Badois.

Le margrave Charles-Frédéric perd accidentellement son fils aîné en 1801. Vieillissant, il confie de plus en plus les rênes du pouvoir à son fils cadet le prince Louis, un pervers notoire qui sait circonvenir le vieil homme et entraîne son neveu le jeune prince héritier dans une débauche effrénée qui hâtera sa fin.

Le grand-duc meurt en 1811 à 83 ans, après un règne de 73 ans.
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